Note du test 9/10En conclusion :

Avec Pragmata, Capcom prouve qu’il est encore possible de lancer une nouvelle licence triple A audacieuse en 2026. Que ce soit grâce à son gameplay original et stratégique ou son scénario réussi porté par ses deux protagonistes, ce jeu est, à mon sens, une réussite absolue qui a dépassé toutes mes attentes. Un titre court et linéaire, mais rythmé, touchant, et surtout : innovant. Vous l’aurez compris, Pragmata est l’un de mes plus gros coups de cœur de 2026, aux côtés de Resident Evil Requiem. Un pari réussi pour Capcom, qui confirme une fois encore son savoir-faire et un début d’année vidéoludique impressionnant.

Les plus

La relation Hugh – Diana
Le gameplay : innovant, maîtrisé et accessible
Le mode Signal Inconnu
La diversité d’options d’équipement
Techniquement impeccable
Un scénario touchant, efficace...

Les moins

L’OST un peu en retrait
…bien que certains points du lore mériteraient d’être plus approfondis

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    rédacteur
    Romi


  • ps5

    Pragmata
    Editeur et Developpeur : Capcom
    Genre : Action | Aventure
    Etat du jeu : Jeu non disponible
    Date de sortie : 17 Avril 2026
    Trophées : Oui
    Support


    Test Pragmata

    Publié le Dimanche 12 Avril 2026 à 23:56 par Romi
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    Pragmata débarque le 17 avril sur consoles et PC : une toute nouvelle licence d’action-aventure AAA signée Capcom. Très intéressé par ce projet depuis son annonce, j’ai testé la démo dès sa sortie. Cette première prise en main s’est révélée très convaincante, portée par un gameplay à la fois innovant et intuitif. J’ai aujourd’hui terminé le jeu : ce titre ambitieux tient-il toutes ses promesses ? PSMag vous livre son avis.

     

    Objectif Lune

    L’histoire prend place dans un futur proche où l’humanité a découvert, quelques années plus tôt, un élément exploitable sur la Lune : le lunum. Ce dernier a permis de confectionner un matériau nommé lunafibre, capable de reproduire n’importe quoi. Cette découverte révolutionnaire a conduit à la création d’un complexe lunaire destiné à l’exploiter et à l’étudier en profondeur.

    Problème : la station ne donne plus de nouvelles pour une raison inconnue. Une équipe est alors envoyée sur place afin de comprendre ce qu’il s’est passé. Mais peu après son arrivée, un séisme survient, séparant Hugh Williams, notre premier protagoniste, du reste de son unité. Victime d’une lourde chute, il est retrouvé inconscient par une petite fille. En réalité, une androïd créée à partir de lunafibre : une Pragamata, que Hugh rebaptise Diana.

    Cette rencontre est une véritable chance pour lui, car l’IA de la station, IDUS, semble désormais considérer les humains comme une menace, rendant les robots du complexe extrêmement hostiles. Diana semble être la clé pour les affronter. Ils devront avancer côte à côte pour survivre et percer tous les secrets de cette station.

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    Hugh et Diana, nos deux protagonistes

    Un système de combats ultra complet

    Pour faire face aux robots ennemis et progresser dans l’exploration de la station lunaire, nos deux protagonistes devront coopérer étroitement. Là où Hugh dispose d’un véritable arsenal, il n’est pleinement efficace que lorsque Diana a préalablement hacké l’ennemi pour neutraliser son blindage. Deux aspects complémentaires d’un même système de combat, chacun avec ses spécificités.

    Hugh – La puissance de feu

    Côté Hugh, vous débloquerez progressivement de nombreuses armes pour vous défendre contre les IA de la station, réparties en quatre types distincts :
      • Unité principale : les armes de base, elles infligent moins de dégâts mais se rechargent automatiquement.
      • Unité d’attaque : utiles pour infliger de gros dégâts.
      • Unité de défense : permettent de bloquer ou détourner les attaques ennemies.
      • Unité tactique : vous donne l’avantage en combat, par exemple en affaiblissant l’ennemi ou en renforçant les capacités de Diana, en plus d’infliger des dégâts.

    Contrairement à l’unité principale, les munitions des autres armes s’épuisent rapidement. Il faudra les utiliser avec parcimonie, bien que de nombreuses munitions soient récupérables sur les cadavres des robots ou en explorant. Le personnage de Hugh offre ainsi une grande liberté dans son approche, permettant de s’adapter aux différents adversaires, le titre proposant un bestiaire varié. Ses dégâts seront plus importants une fois le piratage de Diana réussi, mais cela mettra également en évidence les points faibles des robots à viser en priorité. Il dispose également de propulseurs, utiles pour planer ou esquiver rapidement une attaque.

    Diana – Spécialiste du hacking

    Côté Diana, le hacking se déclenche dès que vous visez un robot avec votre arme. Un labyrinthe apparaît alors sur le côté droit de l’écran, que vous parcourez à l’aide des boutons d’action (croix, carré, triangle, rond). L’objectif est d’atteindre la case «Power» le plus rapidement possible. Passer par des cases bleues renforce la puissance du hacking, tandis que certaines cases sont à éviter sous peine d’échec. Ce système évolue grâce aux nœuds de hacking, qui offrent des pouvoirs supplémentaires à Diana, comme toucher plusieurs ennemis en un seul hack ou les retourner les uns contre les autres. Pour activer ces capacités, il faut atteindre des zones spécifiques du labyrinthe, représentées par des cases jaunes. Comme les armes de Hugh, ces pouvoirs ont un nombre d’utilisations limité, récupérables sur les robots ou en explorant. Il faudra donc choisir judicieusement votre parcours dans le labyrinthe selon le temps disponible et les cases accessibles. Ces piratages rempliront petit à petit la jauge de synergie, permettant de lancer une attaque ultime lorsqu’elle est pleine : l’Overdrive. A noter que le hacking ne sert pas qu’en combat mais permettra aussi de pirater certains éléments de la station via des mini jeux différents.

    Alterner en permanence entre les phases de shoot avec Hugh et le piratage de Diana pourrait sembler complexe sur le papier, mais Capcom montre une fois de plus son savoir faire avec un gameplay particulièrement intuitif, très rapide à prendre en main. L’arrivée progressive de nouvelles fonctionnalités apporte de la variété et offre de nombreuses possibilités stratégiques selon votre style de jeu. Vos compétences seront mises à l’épreuve lors des combats contre les boss, particulièrement épiques.
    Ainsi, le système de combats est à mon sens un véritable sans faute : agréable à jouer, nerveux et particulièrement original, il ne ressemble à aucun autre.

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    Des combats géniaux

    Le refuge, votre base d’opérations


    Peu après le début de votre aventure, vous découvrirez le refuge, qui permet de naviguer entre les différentes zones de la station via un tram. La station est découpée en plusieurs secteurs principaux, eux-mêmes subdivisés en segments. Au fil de votre progression, vous trouverez des trappes de secours vous permettant de revenir au refuge. Elles servent également de points de voyage rapide, pratiques pour réexplorer librement les zones déjà découvertes.
    Avant chaque mission, vous pouvez choisir votre équipement avec notamment :
      • Les armes : au départ, une par type d’unité. Plus tard, vous pourrez en équiper deux pour les types attaque et tactique.
      • Les nœuds de hacking disponibles pour Diana.
     • Les modules : nombreux et répartis en quatre groupes (Attaque, Défense, Hacking, Soutien). Ils offrent de petits bonus personnalisables selon votre style de jeu, par exemple : augmenter les PV, accroître les dégâts d’une arme ou maximiser ses munitions. Ces choix permettent d’adapter votre équipement à chaque zone et de peaufiner votre stratégie avec un large éventail de possibilités.

    C’est dans ce refuge que vous pouvez faire évoluer vos capacités : augmenter votre santé, améliorer les niveaux de vos armes (dégâts ou munitions maximales), renforcer le piratage, optimiser les nœuds de hacking ou débloquer de nouvelles compétences. Plusieurs types de monnaies sont nécessaires pour ces améliorations, poussant à explorer la station de fond en comble.

    Vous y ferez également la connaissance de Cabin, un robot indépendant d’IDUS. Amusant et décontracté, il propose diverses simulations d’entraînement, permettant de débloquer de belles récompenses, ainsi que des grilles de BINGO à remplir avec les jetons récupérés dans la station.

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    Une personnalisation particulièrement vaste

    La relation Diana – Hugh au cœur du titre


    En commençant Pragmata, je m’attendais à une histoire explorant les côtés sombres des avancées technologiques et de l’IA. Mais le jeu va bien au-delà : il propose un scénario touchant qui prend vraiment son envol dans la seconde moitié de l’aventure. Le lore devient progressivement plus riche et intrigant. J’aurais aimé que certains aspects soient encore plus approfondis, même si l’ensemble reste très convaincant.

    Le jeu n’oublie pas l’humour : que ce soit à travers les sarcasmes de Hugh, les répliques décontractées de Cabin, ou les messages d’IDUS, qui emploie un ton léger pour annoncer... votre mise à mort. Mais le point fort de Pragmata côté narration est selon moi l’évolution de la relation entre Diana et Hugh. Véritable cœur de l’histoire, elle crée un attachement profond aux personnages et à leurs enjeux, donnant au joueur une raison supplémentaire de s’investir émotionnellement dans l’aventure.

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    De beaux cadeaux vous attendent

     

    Une trame principale courte parfaitement rythmée


    Côté durée de vie, comptez environ une dizaine d’heures pour terminer le jeu en ligne droite. Un bilan certes un peu court, mais l’aventure est parfaitement rythmée du début à la fin. Il vous faudra au moins le double de temps pour récupérer tous les collectibles de chaque zone, atteindre le niveau maximal des compétences et des armes, et relever tous les défis de Cabin.

    Une partie du contenu se débloque une fois l’aventure terminée. Parmi eux : la difficulté maximale Lunatique, qui met vos compétences à rude épreuve, et la possibilité de lancer une Nouvelle Partie +. L’élément le plus intéressant est, selon moi, le mode Signal Inconnu. Il reprend votre sauvegarde de fin de jeu et ouvre l’accès à de nouvelles salles proposant un défi très relevé. Pour débloquer certaines de ces salles, il faudra notamment réaffronter plusieurs boss avec une difficulté augmentée ou compléter l’exploration de chaque zone à 100 %. Une fois toutes les salles bonus réussies, une dernière salle surprise vous attend...

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    On oublie presque que nous sommes sur une station lunaire...

    Graphiquement sublime


    Le RE Engine fait à nouveau des merveilles dans ce titre, avec un rendu, à mon avis, aussi convaincant que Resident Evil Requiem. Les textures sont de grande qualité et le game design témoigne d’un vrai savoir-faire, avec des zones bien agencées, souvent labyrinthiques, et globalement très inspirées.
    Même si l’aventure se déroule au sein d’une station, chaque section principale propose des environnements très différents. On passe de reconstitutions de villes réelles inspirées de New York à la plage, la forêt, etc.

    Côté performances, aucun problème à signaler : je n’ai constaté ni bug, ni chute de framerate. Le jeu est intégralement doublé en français, avec un résultat convaincant. L’ambiance sonore est réussie, même si l’OST reste relativement discrète. Ce test a été réalisé sur une PS5 standard, mais le titre est annoncé comme optimisé pour la PS5 Pro.

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    Des environnements très inspirés




    Test Pragmata - 8 minutes de lecture