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    rédacteur
    Kiapadnom


  • ps3

    Zombeer
    Editeur et Developpeur : Moonbite
    Genre : FPS
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 22 janvier 2014
    Trophées : Oui
    Trophée Platine 0 Trophée Or 1 Trophée Argent 3 Trophée Bronze 8 | Trophée Secret 3
    12 trophées au total

    Support


    Test Zombeer

    Publié le vendredi 07 février 2014 à 08h05 par Kiapadnom - 1893
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    Zombeer. Quelle excellente idée de combiner deux ingrédients tels que le zombie (qu’on accommode décidément à toutes les sauces) et…la bière, une boisson qui a bien des vertus cachées. Sur le papier, l’idée de Moonbite Studios semblait extrêmement sympathique. La promesse d’un bon défouloir que celui de taper sur des suceurs de cerveaux tout en sirotant une bonne mousse bien fraîche (dans le jeu et depuis son canapé aussi). Malheureusement, mieux vaut garder vos bières pour une autre occasion.

    Drôle d'engin pour traverser la Porte des Etoiles

    La beer ou la vie

    Vous incarnez un certain K (on a déjà vu plus inspiré) et vous démarrez l’aventure dans un bar après une méchante murge, tentant de reprendre vos esprits, affalé sur le zinc et une vilaine morsure sur votre avant-bras. Réveil plutôt douloureux d’autant que votre girlfriend l’a mauvaise après quelques textos restés sans réponse (on sait tous combien cette situation peut être dangereuse). Mais il y a plus grave. Pendant votre sommeil éthylique, les zombies (ils débarquent toujours sans crier gare) en ont profité pour attaquer tout le monde. S’il est encore temps, il faut vous rendre jusqu’au lycée du coin pour sauver votre moitié. Évidemment, il s’agit du dernier endroit où il fallait s’abriter, car l’établissement est sous le contrôle d’un principal complètement barjot.

    Si vous êtes encore du monde des vivants, c’est parce que votre salut ne tient qu’à votre taux d’alcoolémie. Car vous découvrez immédiatement que la Zombeer, en plus de faire mal aux cheveux, vous préserve de la transformation fatale. Mais attention, l’antidote peut se transformer en poison si vous en abusez. En matière d’alcool, vous le savez, il vous faire preuve de modération. Matérialisé par une barre en bas d’écran, votre état devra constamment osciller entre les deux extrêmes : pas assez de Zombeer, vous finissez dans le casting de The Walking Dead ; trop de Zombeer, et ce sera la bouteille qui aura votre peau. Pour cela, des canettes à ramasser et des distributeurs vous permettront de transporter jusqu’à 5 « munitions ». Jamais de quoi être à sec. On peut d’ailleurs regretter cet aspect, car la largesse offerte de pouvoir trouver la Zombeer en grande quantité efface complètement un côté survival qui aurait pu être intéressant d’exploiter.

    Attention, la zombification est imminente. Buvez vite un coup !

    Ça devient vite imbuvable

    Vous l’aurez compris, nous sommes donc dans le loufoque le plus complet. Un humour potache, pas toujours très bien mené d’ailleurs, qui multiplie les références à plusieurs genres. Il faudra y être parfois attentif, mais on reconnaîtra sans peine des clins d’œil au plombier moustachu de Nintendo, à Bioshock ou Call of Duty à des films comme Saw ou Star Wars ou encore au Gangnam Style de Psy.

     

    Ceci étant, une fois éprouvées les répliques graveleuses du personnage principal se perdant dans les borborygmes de ses rôts, ou dès que l’on aura appris à dire « Santé ! » dans toutes les langues possibles à chaque goulée ; l’humour gras atteint rapidement ses limites. Preuve en est : taper à coup de sextoy sur les zombies (ce sera votre arme de base), même s’il est rose, fluorescent et qu’il vibre, c’est « bandant » 2 minutes, au-delà l’effet d’amusement « retombe ».

    Pour progresser dans le jeu, il ne s’agit pas que de lever le coude bien sûr, il va falloir affronter les fameux zombies et se frayer un passage dans les couloirs du lycée. Mais en la matière, le gameplay et la mise en scène frôlent une indigence rarement atteinte. De quoi dessaouler rapidement et se retrouver avec une vilaine gueule de bois. Le plus grand soin a été apporté à la laideur des environnements (si, si, c’est possible !), comme à celle des cheerleaders ou autres étudiants zombifiés qui se jetteront sur vous. Oui, car un zombie, ça peut être beau…mais pas là. Aucun plaisir à dégommer du mort-vivant. C’est creux, répétitif, ennuyeux et particulièrement court (heureusement dans ce cas). Entre deux et trois heures maxi, le haut de la fourchette étant pour ceux qui auront « l’audace » de chercher les quelques collectibles qui sont à peine cachés.

    Il va falloir vider le chargeur de l'Octogun

    L'alcool fait des ravages

    De plus, la médiocrité graphique n’a d’égale que celle atteinte par la bande sonore. On est proche du zéro absolu tant le résultat est foireux. Les bruitages sont quasi inexistants et tous risibles (hormis le petit riff de guitare quand vous rechargez votre cloueuse pneumatique). Au rayon armes justement, hormis le dildo dont on se passera rapidement, il n’y a là encore pas grand-chose de très alléchant. Un manque de créativité assez flagrant pour un titre dont le côté décalé aurait permis plus de fantaisie.

    Autre point assez rédhibitoire, mais tous ne sont pas concernés par ce souci, c’est l’impossibilité d’inverser l’axe Y. Gérable quand il s’agit de se mouvoir, nettement plus hasardeux quand il faut viser pour dégommer les ennemis. Messieurs les développeurs, il faut savoir penser à tout le monde. Rajoutons aussi que de manière plus globale, l’affectation des commandes n’est pas optimale et s’avère peu fonctionnelle parfois. Même les actions contextuelles, comme ouvrir une porte, sont souvent mal maîtrisées. Il n’est pas rare de se battre avec le stick analogique pour voir apparaître le bouton d’action. Et pour ne pas paraître trop sévère, on passera sous silence les multiples bugs de collisions et les problèmes de save automatique.

    Un peu de gameplay, mais le compte n'y est pas

     

    Note du test 3/10En conclusion :

    Malgré quelques sympathiques idées, le jeu s’avère globalement (et très rapidement) décevant. Tellement faible que la bonne idée de départ, avec cet impératif de boire la Zombeer, en devient même anecdotique. Une jouabilité ignominieuse, graphiquement émétique et franchement pas donné (14,99€), tous ces handicaps cumulés viennent s’agglutiner à un humour lourdingue et font au final de Zombeer le petit jeu de ce début d’année…à éviter absolument.

    Les plus

    Les références empruntées et détournées
    L’idée de départ…

    Les moins

    …mais cannibalisée par la médiocre réalisation
    De piteux graphismes
    Très scripté et sans surprises
    L’humour qui ne fait pas rire, c’est problématique
    Prise en main hasardeuse
    Aucune personnalisation des commandes


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