En conclusion : Star Wars Zero Company ne révolutionne sans doute pas le genre tactical au tour par tour, et les vétérans du genre n'y trouveront sans doute pas de grande surprise mécanique. Mais pour qui, comme moi, aborde ce type de jeu avec beaucoup de méfiance, c'est une très bonne porte d'entrée : accessible, bien écrit, et porté par un univers Star Wars qui donne vraiment envie de s'investir dans chaque mission. Les fans du genre comme les nouveaux venus prendront plaisir à parcourir cette aventure Star Wars.

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Sorti le 27 août 2026, Star Wars Zero Company est le nouveau pari du studio Bit Reactor, fondé par d'anciens développeurs de la saga XCOM et épaulé par Respawn Entertainment et Lucasfilm Games. Le jeu propose un tactical au tour par tour dans l'univers de Star Wars. Autant le dire tout de suite : le genre du tour par tour n'est clairement pas ma tasse de thé habituellement. Et pourtant, Star Wars Zero Company a réussi à me surprendre agréablement, en grande partie grâce à son ancrage dans l'univers Star Wars, qui donne immédiatement envie de s'investir dans cette galaxie même quand on n'est pas familier des mécaniques du genre.
Une prise en main plus simple qu'attendu
C'est probablement le point qui m'a le plus marqué : malgré les nombreuses notions à intégrer, notamment tout ce qui touche à la gestion du hangar (recrutement, équipement, personnalisation de l'escouade), le jeu reste étonnamment accessible (ce qui ne veut pas dire simple). On sent une vraie volonté de la part de Bit Reactor de tendre la main aux joueurs qui, comme moi, ne sont pas rompus à l'exercice XCOM-like. Les combats en eux-mêmes sont lisibles, le positionnement et le choix des compétences se font naturellement, et on progresse sans avoir l'impression de se noyer sous les systèmes, même si le hangar demande un temps d'adaptation au début.
La profondeur stratégique est bien réelle, portée par une bonne utilisation des décors et une synergie d'escouade qui récompense la prise de risque sans punir excessivement l'erreur. La prise en main à la manette est également particulièrement soignée, un point qui n'est pas toujours gagné pour ce type de jeu habituellement pensé pour le clavier-souris.

Un peu de ménage !
Des classes qui donnent vraiment envie d'expérimenter
Une fois passé le temps d'adaptation dans le hangar, c'est ce système de classes qui donne vraiment envie de creuser. On a huit spécialisations dites "standards", accessibles à la plupart des recrues : le Spécialiste de l'Assaut, taillé pour le corps-à-corps et les positions de flanc (avec sa capacité Bull Rush qui peut littéralement pousser un ennemi dans le vide si un précipice ou une cage d'ascenseur traîne à proximité, jouissif) ; le Soldat, polyvalent entre mêlée et tir ; le Colosse, le vrai "tank" du groupe ; le Médecin, indispensable pour soigner et booster l'escouade ; l'As de la gâchette et le Sniper, tournés vers les dégâts à distance ; l'Opportuniste, très mobile ; et la Sentinelle, pensée pour le repérage et les embuscades. À côté de ça, certains personnages clés de l'histoire (comme Trick, un clone vétéran) ont accès à des classes "exotiques" uniques, dont un Padawan Jedi et un Mandalorien.
Et le vrai twist est le système de double spécialisation : chaque personnage garde sa classe de départ, mais débloque en cours de campagne une deuxième spécialisation à combiner avec la première. On peut ainsi bâtir des synergies vraiment personnelles, un Soldat/Colosse increvable en première ligne, un Sniper/Sentinelle qui enchaîne les tirs critiques depuis une embuscade, ou un Médecin/Opportuniste qui soutient l'équipe tout en restant très mobile sur le terrain. Un système bien pensé et accrocheur ! Même sans maîtriser toutes les subtilités du tour par tour, j'ai pris beaucoup de plaisir à tester les classes et certaines combinaisons de classes différentes sur mon escouade pour voir ce qui fonctionnait le mieux.

Un menu de sélection des actions classiques mais très efficace
Perdre ses unités : un vrai poids sur les épaules
C'est le genre de mécanique qui m'a fait comprendre pourquoi les amateurs de tactical adorent ce type de jeu. Quand un opérateur tombe à zéro point de vie au combat, il n'est pas éliminé d'un coup : il passe à terre et gagne une Blessure. Un allié peut alors le relever en cours de mission, mais chaque Blessure accumulée pénalise ensuite ses performances (malus au taux de réussite des tirs), et surtout, elle se rapproche d'un seuil fatal. À la troisième Blessure non soignée, c'est la mort permanente : le personnage rejoint le Mémorial et disparaît définitivement de la campagne, qu'il s'agisse d'une recrue anonyme ou d'un personnage important de l'histoire (seul Hawks, le héros que l'on incarne, y échappe : sa mort entraîne simplement l'échec de la mission, pas la fin de la partie). Entre deux missions, direction l'infirmerie du Repaire pour soigner ces Blessures, soit en payant des crédits pour un soin instantané, soit en laissant le personnage se reposer plus longtemps.
Ce système de permadeath est activé par défaut, mais on peut le désactiver au lancement d'une nouvelle campagne (impossible en revanche de changer d'avis en cours de route). Personnellement, je l'ai laissé activé, et ça change vraiment la manière d'aborder chaque mission : on soigne ses opérateurs blessés en priorité, on évite de surexposer un personnage déjà marqué par deux Blessures, et chaque perte pèse vraiment, même quand il s'agit d'une simple recrue qu'on a recrutée quelques heures plus tôt.

Ils ont toujours une bonne tête dans Star Wars
Une écriture et une ambiance qui portent le jeu
L'histoire se déroule pendant les derniers jours de la Guerre des Clones : on y incarne Hawks, un ancien officier de la République reconverti en chef d'une compagnie de mercenaires, la Zero Company, contrainte de reprendre du service aux côtés de ses anciens employeurs. Si le gameplay convainc, c'est surtout l'habillage Star Wars qui fait mouche. Le jeu ne se contente pas de plaquer la licence sur une formule connue : les personnages de la Zero Company ont chacun leur identité, et les moments de vie entre deux missions (petites disputes, scènes du quotidien entre mercenaires) donnent du relief à l'ensemble. L'ambiance sonore participe aussi beaucoup à l'immersion, avec une reconstitution convaincante de l'univers de la Guerre des Clones.

Bye bye les droides
Aspect technique sur PS5
Sur PS5, le jeu tourne sans problème majeur (malgré quelques ralentissements dans les séquences vidéo - même sur PS5 Pro), mais ne cherche clairement pas à impressionner sur le plan graphique : la réalisation visuelle reste sobre, sans être désagréable pour autant. Un bémol se fait sentir de temps en temps : la caméra peut se montrer capricieuse dans les environnements les plus exigus ou les couloirs serrés, ce qui peut gêner ponctuellement la lisibilité des combats. Rien de rédhibitoire pour autant mais il faudra parfois titiller la caméra pour espérer trouver les meilleures angles d'attaque ou de couverture.

Un ennemi coriace