The Inpatient

 

Avec ses 2 millions vendus à travers le monde en un peu plus d’1 an,  le Playstation VR continue de nous faire découvrir de nouvelles expériences vidéoludiques en Réalité Virtuelle plus ou moins réussies. Annoncé lors de l’E3 2017 par un teaser, The Inpatient débarque dans nos contrées en ce début d’année.

Le docteur Bragg

Welcome back !

The Inpatient, toujours développé par Supermassive Games, nous propose de replonger dans l’univers d’Until Dawn initié en 2015 par le Slasher Movie du même nom très réussi.  

Le jeu commence par la création sommaire de son personnage, sexe et couleur de peau sont au rendez-vous.

Le jeu se déroule 60 ans en janvier 1952 plus exactement avant les événements d’Until Dawn, dans le Sanatorium de Blackwood. Si vous avez fait Until Dawn, ces événements y sont relatés.

On commence l’aventure attaché à un fauteuil roulant totalement amnésique. Il faut répondre à des questions posées par le Dr Bragg. Cette première phase plante le décor et permet de découvrir les éléments de gameplay.

 

L'infirmière qui vous apporte votre repas

Reconnaissance Vocale et effet papillon au programme
 

Premièrement, le jeu propose de répondre à voix haute aux questions du Docteur via la reconnaissance vocale exemplaire du titre et offre une immersion plus importante.

Si vous n’êtes pas seul, il est également possible de sélectionner la réponse grâce à la manette ou aux Playstation move.

La deuxième chose, ses choix, tout comme dans Until Dawn, influencent, grâce à l’effet papillon, la suite de l’aventure. Cet effet papillon offre ainsi différentes fins à l’aventure, augmentant ainsi la rejouabilité et surtout la durée de vie du jeu mais il est moins efficace que dans le jeu original.

 

 

Une durée de vie bien trop courte

C’est le premier sujet qui fâche, la durée de vie du jeu est d’environ 2h. C’est court surtout que le rythme de jeu est assez lent. Je m’explique. La première heure se déroule essentiellement dans le huis clos de votre cellule que vous partagez avec un(e) autre patient(e) (homme ou femme en fonction du choix du début). C’est l’occasion de discuter avec lui/elle et de voir monter la folie qui le/la gagne petit à petit. Parallèlement, vous êtes sujet à des rêves/cauchemars synonymes des quelques jump scares (bien trop peu nombreux) du jeu. La seconde phase de jeu est plus ouverte et se déroule dans les couloirs du sanatorium, plus intéressant mais pour limiter la Motion Sickness dû à la vue FPS du titre, le personnage n’est pas capable de courir, frustrant, surtout si l’on fait un second run du jeu.

 

L'asile de Blackwood

Une réalisation au service de l’immersion

La réalisation globale du jeu est très réussie. Outre la reconnaissance vocale comme évoquée plus haut, le jeu est plutôt joli pour un titre VR et l’ambiance sonore est juste grandiose. On entre dans une pièce, on entend au loin un objet tombé, on se retourne. L’immersion est un réel plus au titre, même l’utilisation des objets comme l’ouverture d’une porte où il faut exécuter le fait de tourner la poignée et de la pousser y est pour beaucoup. L’ambiance oppressante et glauque du Sanatorium est très bien retranscrite. Mon ressenti est qu’on a plus affaire à un film interactif immersif qu’à un jeu et je pense que c’est ce qu’on attend d’un jeu VR de ce type.

Si vous avez l’âme d’un explorateur à la Buffy, des souvenirs sont à collecter un peu partout dans l’asile. Tout comme les éléments importants du jeu comme une porte à ouvrir, ces souvenirs apparaissent en surbrillance.

 

The Inpatient - Les innovations du jeu