Ratchet & Clank

 

The Evil Within était sorti durant la première année d’existence de la Playstation 4. Créé par Shinji Mikami,  le créateur de Resident Evil et Devil May Cry, The Evil Within proposait un survival horror réussi de la part du studio Tango Gameworks.

The Evil Within 2 sort ce mois-ci sur Playstation 4. Retour dans le STEM et toutes les monstruosités qui l’accompagnent.

 

La ville fictive d'Union

Sebastian replonge


The Evil Within 2 permet toujours de suivre les aventures de Sebastian Castellano. L’histoire de ce second épisode prend place trois ans après la première incursion de Sebastian dans le STEM au Beacon Mental Hospital.

Le STEM est un système qui permet à plusieurs esprits d’être connectés entre eux. Ces derniers se connectent à un esprit central (le Noyau) et revivent les souvenirs de ce dernier.  

Kidman, l’ancienne coéquipière de Sebastian le contacte. Faisant partie d’une organisation très puissante, Mobius, elle vous demande de l’aide pour retrouver votre fille dans une nouvelle version du Stem devenue incontrôlable. Bah tiens ! Vous qui pensiez votre fille morte dans un incendie  quelques années auparavant, foncez tête baissée dans cet univers. Welcome to Hell !

 

Les créatures qui peuplent Union

Union, une ville morcelée
 

Exit l’hôpital psychiatrique et les alentours  du premier épisode, dans The Evil Within 2, Sebastian entre dans la ville fictive d’Union, une bien belle bourgade au premier abord entourée de forêts mais dont la structure part en morceaux. L’hôtel de ville est par exemple situé sur un îlot au-dessus de vous. Ce système propose au joueur de déambuler dans un monde semi-ouvert, un choix très intéressant pour un Survival Horror. Chaque partie d’Union est reliée par des couloirs appelés « La Moelle »

En plus de l’objectif principal, vous pourrez réaliser des missions secondaires et visiter les différentes maisons des quartiers pour y récupérer du craft et découvrir diverses éléments : souvenirs de personnes, documents, … La place à l’exploration est de mise dans ce second épisode même si certaines phases linéaires comme dans le premier, seront présentes, accentuant la tension et la peur de certains passages. Ce découpage est une réel plus-value pour un jeu de ce genre.

 

Les fans de la première heure ne seront pas dépaysés
 

Les joueurs du premier épisode ne seront pas dépaysés avec The Evil Within 2. On retrouve pas mal d’éléments de gameplay du premier. Le jeu propose de reprendre la configuration de la manette du premier épisode mais il est possible d’en utiliser une autre pour les néophytes mais adeptes des jeux de tir à la troisième personne. L’ATH peut également être paramétré pour afficher ou non certaines informations.  Au début du jeu, The Evil Within 2 propose trois niveaux de difficulté : Détente, Survie ou Cauchemar, offrant plus ou moins de challenge, des ennemis plus ou moins coriaces ainsi que des ressources plus ou moins limitées. Après cette première partie, la partie plus est disponible.

 

L’une des missions du jeu est de retrouver et d’aider les membres de Mobius.  Une fois cette mission accomplie, chaque membre donne accès à une planque dans les quartiers d’Union, lieu de repos salvateur où aucune créature ne peut vous atteindre.  Via ces planques et certains lieux, Sebastian peut également accéder à son bureau d’officier via les miroirs comme dans le premier The Evil Within. Ce lieu permet à Sebastian de monter de niveau et d’observer certains objets ramassés dans les rues d’Union.

 

 

Des nouveautés et du crafting
 

Le gel vert ramassé sur les cadavres en putréfaction est toujours présent. Dans The Evil Within premier du nom, il permettait d’améliorer la caractéristique et l’arsenal de Sebastian. Dans le second, ce gel n’améliore plus que les aptitudes : augmenter sa barre de vie, être plus silencieux en mode furtif, … autour de cinq types : santé, agilité, récupération, furtivité et combat. Une petite nouveauté, des fioles de gel rouge permettent de débloquer les niveaux supérieurs de ces arbres de compétences. L’occasion de discuter avec la belle Tatiana, l’infirmière de l’hôpital Beacon et d’ouvrir, pour les connaisseurs des tiroirs de la morgue ou encore de s'entraîner et obtenir des récompenses au stand de tir. Mais que fait-elle là ?

Les armes du jeu restent classiques et peuvent être améliorées via les établis que l’on trouve dans certaines planques et dans la salle de Sebastian. Un peu comme pour les compétences, Sebastian peut améliorer les caractéristiques des armes : puissance de feu, portée, vitesse de rechargement, cadence de tirs, … en dépensant des pièces détachées ramassées également dans les rues d’Union. Comme pour le gel, des caisses de pièces détachées supérieures peuvent déverrouiller les niveaux supérieurs des armes.

Sebastian ramasse également pleins d’éléments comme des plantes, de la poudre à canon, des clous, des fusibles, … qui servent à créer les munitions de ces armes sur les établis. Si Sebastian est en danger et en pénurie de balles, il peut également en construire via la fabrication sur le terrain mais cette option consomme plus de ressources.

Une autre nouveauté du jeu : la possibilité de se mettre à couvert, intéressant pour éviter certains ennemis et faire quelques économies de balles.

 

Tatiana et son fauteuil pour améliorer les compétences de Sebastian

Du Survival Horror dans toutes sa splendeur
 

Comme dans The Evil Within, quelques jumpscares auront lieu. Le communicateur y contribue. Cet appareil permet de suivre  des signaux comme la voix de la fille de Sebastian ou de vivre des souvenirs d’événements qui se sont déroulés.

Moins décousu que le premier épisode, le scénario de The Evil Within 2 offre plus de réponses et plus de personnages à rencontrer et de rebondissements. Certes Ruvik, le grand méchant du premier était bien flippant et détraqué, mais le second périple offre son lot de psychopathes et de créatures démoniaques.

Le bestiaire est assez limité ainsi que leur skin mais certains boss et créatures sont magnifiquement dérangeants. Même chose pour la mise en scène, mais c’est à vous de le découvrir durant les 15 heures de jeu qui vous attendent dans cette nouvelle version du Stem.

 

Une réalisation beaucoup plus aboutie


The Evil Within avait le derrière entre deux chaises. Sorti à la fois sur Playstation 3 et 4, on se souvient des bandes noires (désactivables), des textures et des graphismes moyens, le jeu montrait clairement ses limites.. The Evil Within 2 utilise le moteur maison Stem Engine offrant un jeu graphiquement réussi. Les effets de lumières, la modélisation des personnages et surtout des monstres est réussie. La Direction Artistique est tout bonnement splendide.  La bande son y est pour beaucoup avec des ennemis qui gémissent, hurlent en errant dans les rues d’Union. Petite pensée aux claqueurs de The Last of Us.

Mention spéciale à la goule qui refroidit l’atmosphère et qui vous cherche en chantonnant via le haut-parleur de la manette, si vous entendez trop fort sa musique, c’est qu’elle est toute proche. Frisson garantie !

Le jeu rencontre tout de même quelques lacunes avec des chargements longs (surtout lorsque l’on meurt), du popping d'objets toujours présent, des bugs de collisions (lorsque l’on exécute un ennemi par exemple) et des lieux qui paraissent plus vides.

 

Trailer de lancement