Uncharted 4

 

Un orage, une île, Nathan Drake poursuivi... C'est sur une intro explosive que s'ouvre ce qui est annoncé comme l'ultime aventure de Nathan Drake, et le reste est à l'avenant. Depuis Uncharted : Drake's Fortune sur PS3, nous aurons passé 9 ans en compagnie de Nathan. Autant dire que c'est avec un petit pincement au cœur que l'on attaque cette ultime aventure, avec peut-être aussi la crainte qu'elle ne soit pas à la hauteur. Je vous rassure tout de suite, même si Nathan est le premier à dire le contraire via une de ses répliques, vous pouvez foncer les yeux fermés : A Thief's End fait honneur à la série.

Une vitrine technologique

Références et maîtrise

Passé l'intro qui commence de façon explosive pour nous parler encore un peu plus, après Uncharted 3, de Nathan, et de son frère Samuel, tout en nous présentant aussi le nouvel antagoniste, Rafe Adler, et les bases du gameplay, qui dispose de quelques petites nouveautés, le premier coup porté au joueur arrive : le générique où défilent de multiples références aux 3 premiers épisodes. Naughty Dog nous confirme d'entrée de jeu que ce n'était pas une blague : cet épisode sera le dernier, et confirmera le fait que le studio n'aime pas surexploiter ses licences au-delà de 3 ou 4 titres. Bref, foin de sentimentalisme, revenons au jeu.

Premier point qui frappe : c'est beau. Plus que beau. Comme The Order : 1886, c'est tout simplement à vous décoller la rétine. Une fois de plus, Uncharted s'impose comme la vitrine technologique de la console de Sony, place partagée, donc, avec une autre exclu sur cette génération. Le jeu est magnifique et affiche des graphismes d'exception à tout moment, c'est fluide, bien doublé, et il n'y a guère de problèmes à signaler. Peut-être une ou deux textures mal définies de temps en temps en fond, mais c'est vraiment tout ce que je vois.

Mais cette maîtrise de la forme ne passe pas que par les graphismes. La mise en scène est en effet digne des meilleurs films du genre, et la maîtrise du déroulement du scénario est tout autant à saluer.

Un fond qui suit

Un scénario bien déroulé

Parlons-en, du scénario. S'il ne vient pas révolutionner la licence, et encore moins le genre, son déroulement est bien maîtrisé et on a plaisir à suivre les indices en même temps que Nathan et sa bande. De plus, comme pour encore marquer que c'est la fin, on suit également les interrogations et doutes de Nathan. La structure reste classique, mais le tout est efficace et permet de donner une nouvelle dimension à chacun des personnages impliqués. Et l'équipe, comme le thème, renvoient directement aux sources de la saga. Du grand art.

 

Pas de grandes surprises à signaler dans les idées, donc, mais clairement un certain renouvellement du sujet, et ça fait toujours du bien.

Un peu de neuf

Grappin et multi

Au rayon des nouveautés, la plus grosse résidera dans le grappin dont disposent Nathan et Sam. Si, en solo, celui-ci est un peu sous-exploité, n'étant utilisable qu'à certains moments pour traverser des gouffres ou déplacer des objets, en multi, il devient aussi une arme fatale au corps à corps.

Côté multi, on marche sur les pas de Uncharted 2 et 3, avec toutefois la possibilité d'ouvrir une boutique en jeu pour disposer de divers atouts : alliés pour soigner ou tirer, objets de soutien, armes lourdes...
Résultat ? Des parties rapides, endiablées, où ça tire dans tous les sens, et où tout le monde a sa chance, le jeu ne se basant pas sur un système de niveaux, mais seulement sur les stats des armes et votre propre talent de joueur. Dès le début, vous avez donc une chance de briller en multi, et c'est bien.

Bref, Uncharted 4, c'est non seulement tout ça, mais aussi le souffle de la grande aventure : de l'action, des énigmes (toujours aussi accessibles), beaucoup de plate-forme, et une efficacité à toute épreuve, ainsi que de multiples références à la trilogie originale, à travers les dialogues comme divers objets. Bref, un jeu somme, le genre qui célèbre autant son héros et sa série qu'il offre un grand moment.

Mais surtout une parfaite démonstration de la maîtrise technique et scénaristique de Naughty Dog, qui, définitivement, aura marqué de son empreinte la génération PlayStation, et peut-être même le jeu vidéo. Rien de trop original, rien qui réinvente en profondeur le genre ou la saga, mais un grand moment de jeu vidéo et d'aventure façon Indiana Jones, doublé d'un adieu en beauté à un personnage et une série qui auront su marquer les esprits.

Peut-être pas le plus grand jeu de tous les temps, mais sans aucun doute le plus grand de Naughty Dog, aux côtés de The Last of Us. On en vient à se demander comment ils vont faire pour faire encore plus fort avec leurs futures productions...

Trailer de lancement