Note du test 8/10En conclusion :

Si vous êtes fan de Hack & Slash, Chaosbane vous plaira sans nul doute. Sa grande force est qu’il se veut accessible seul ou en coopération. Il proposait un contenu assez léger à sa sortie mais cette Slayer Edition change la donne avec un jeu désormais très complet. Le jeu reste néanmoins répétitif même si l'apport du sixième personnage, le Répurgateur, apporte un peu de sang neuf. Le passage à la PS5 propose une expérience aboutie aux joueurs avec un jeu plus riche en contenu et techniquement amélioré, c'est pour cela que la note évolue d'un point par rapport au test initial sur PS4.

Les plus

6 classes différentes maintenant (4 à la sortie originelle du jeu)
Le coop local / online
Les musiques
Graphismes, fluidité améliorés sur PS5
4K 60FPS
Une Slayer Edition qui offre un riche contenu

Les moins

Répétitif
Histoire anecdotique

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    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    Warhammer: Chaosbane Slayer Edition
    Editeur : NACON
    Développeur : Eko Software
    Genre : Hack 'n' slash
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 19 novembre 2020
    Trophées : Oui
    Support

    Disponible aussi sur : ps4

    Test Warhammer: Chaosbane Slayer Edition

    Publié le samedi 28 novembre 2020 à 08h54 par Fourcherman
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    Nous vous le présentions au mois de juin 2019, lors de notre test qui avait valu un 7/10 au Hack & Slash d’Eko Software, le jeu perdait un point avec son contenu assez maigre. L’édition Slayer ultime disponible sur PS5 depuis le 19 novembre dernier, rectifie le tir en apportant tous les contenus supplémentaires sortis depuis et quelques bonus. Le test reprend une bonne partie du test d’origine puisqu’il reste malgré tout le même tout en apportant les apports de la PlayStation 5.

     

    Rendez-vous dans le Vieux Monde


    Là où Warhammer 40.000 : Inquisitor - Martyr nous propose de suivre les inquisiteurs de l’Empire dans l'univers futuriste de Warhammer 40k, Chaosbane s’attarde sur le Vieux Monde de Warhammer Fantasy où vivent humains, elfes, nains, gobelins et créatures du Chaos.
    L’introduction de Warhammer Chaosbane nous met clairement l’eau à la bouche via plusieurs cinématiques en crayonnés animés. On y apprend que l’Empire des hommes est en proie à la famine et à la peste, une partie des humains, désespérés, décident de rejoindre les Dieux des Ténèbres sous la bannière du seigneur Kurgan du nom d’Asavar Kul. Nous sommes en 2301 et la guerre contre les hommes va faire rage. Un Champion surgit et rallie les hommes, Magnus qui finit par terrasser Kul. Il devient l’Empereur des hommes à Nuln, la capitale. A ses côtés, quatre héros lui ont prêté allégeance. Mais lors d’une nuit, une Sorcière du Chaos lance un sort à Magnus, la mission du joueur est de retrouver au plus vite ce nouvel ennemi avant que l’Empereur ne meurt de sa Malédiction.
    Malheureusement, le début pose le pitch de l'aventure mais le reste de la progression du scénario est plus édulcoré et sans grand intérêt. C'est dommage.

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    Du Hack & Slash classique


    Les joueurs de Diablo 3 et plus généralement du Hack & Slash ne seront pas dépaysés. Six classes sont donc désormais disponibles. Il faut nettoyer les différents niveaux, des créatures du Chaos à coups d'épées, sorts, pièges avec à la clé expérience, loot, or et fragments. Les bases du Hack & Slash !
    L'interface est claire. Le HUB se situe en bas. On y retrouve la jauge de santé, celle pour l'énergie, utilisée pour les compétences, les affectations de compétences aux boutons, les états positifs comme négatifs. La potion est également présente et comme dans Diablo, on récupère de la vie grâce à L1. Il faut un certain temps pour qu'elle se recharge.
    Le niveau max d'un héros est bloqué pour l'instant au niveau 50. On le suit également au niveau du HUB. Chaque passage de niveau débloque des points et des compétences.
    Tout se déroule via les menus de son personnage en appuyant sur le pavé tactile (et en naviguant via les touches r1 et l1).
    Le premier fait apparaître notre champion et les différentes pièces d'armure et d'armes qu'il peut revêtir. Rareté, set d'armure qui octroie des bonus, tout y est.
    On peut y voir les modifications sur les dégâts, la défense, les chances de coups critiques, l'armure, la régénération et j'en passe.
    Le second est consacré aux compétences et à leur affectation aux touches de la DualSense. Le jeu propose énormément de compétences, certaines nécessitant de l’énergie, d’autres la rechargeant. Ces compétences ont également besoin d’un certain nombre de points qu’on obtient en montant de level. Le jeu offre donc pas mal de possibilités et permet ainsi de créer le personnage qui colle au mieux à son style de jeu.
    Chaosbane est clairement développé pour le jeu à la manette. La jouabilité est au top et les six classes sont différentes mais complémentaires. Le jeu est pensé pour la coopération et où se frotter aux hordes en local et/ou en ligne entre amis ou avec de parfaits inconnus est d’une simplicité déconcertante. Une soirée entre potes, quatre manettes et le tour est joué !

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    Quelques bonnes idées mais également des manques


    Chaosbane propose des petites subtilités comme les orbes. Au premier abord, on trouve encore un point commun avec celles de Diablo 3 qui redonnent de la vie. Ici, elles requinquent son personnage mais remplit également une série de jauges appelées soif de sang. On commence avec une et en avançant dans le jeu, on en débloque d’autres. Lorsque l’une de nos jauges est remplie, on peut, via la touche L2, déclencher une super frénésie, un état où notre héros dispose de coups puissants, idéal contre les boss et les grands groupes d’ennemis.
    Chaque classe a également accès à l’arbre des Dieux, un sphérier possédant plusieurs chemins. Moyennant des couronnes d’or, des fragments et des points de faveur, ces derniers étant obtenus en passant de niveau, le joueur avance dans ce sphérier via des paliers, certains mineurs augmentant la constitution (dégâts, vie, défense, énergie, …) et d’autres majeurs, débloquant une compétence active ou passive. Ces compétences nécessitent également des points et il faut les affecter au menu radial des compétences dans les orbes dédiées mais elles s’avèrent puissantes et indispensables.
    Chaque classe dispose également d’une capacité spéciale, la compétence d’archétype activable avec le stick droit. Le soldat peut asséner des coups de bouclier, blessant et immobilisant les ennemis. Le mage peut contrôler la direction de certains projectiles magiques avec cette touche. Le tueur nain utilise un grappin pour se déplacer rapidement. Enfin, notre éclaireuse elfe peut faire des roulades et ainsi éviter les sbires du Chaos.

    Le jeu fait l’impasse sur les marchands et propose la guide des collectionneurs. Disponible dans chaque ville, camp du chapitre en cours, ce PNJ permet de se débarrasser du loot périmé ou inintéressant moyennant de la réputation. Cette réputation augmente et à chaque palier, le collectionneur offre des récompenses.
    Plus classique, le camp propose également un coffre pour y stocker son loot et le récupérer par les autres personnages créés avec son compte (comme l’or amassée et les fragments)
    On débloque vers la fin de l’aventure solo (qui occupe le joueur une douzaine d’heures) la possibilité de bénir un élément de son stuff. Moyennant des fragments, on augmente les caractéristiques de l’objet.

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    Un jeu doté d’une bonne réalisation


    Eko Software a bien œuvré et nous propose un jeu très réussi graphiquement, c’est beau, détaillé : forêts, égouts, remparts de Nuln, rues infectées par des spores purulents, ... tout est joliment modélisé. Seul regret, cela manque de vie et d’animations.
    Le bestiaire est varié même si certains types d'ennemis (archers, cavaliers, …) ont plusieurs déclinaisons en fonction du chapitre parcouru. Les boss offrent également de beaux effets et disposent de tailles impressionnantes.
    Le framerate est constant et les passages où il peut y avoir une quarantaine d’ennemis ne le fait pas sourciller même lorsque les joueurs déclenchent des compétences riches en effets pyrotechniques.
    Le jeu est sous-titré en français. Les musiques du jeu composées par Chance Thomas offrent des mélodies grandioses et collent à l’univers de Warhammer.
    En résumé, c’est beau, fluide et cela même en ligne.

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    Slayer Edition et PS5


    La Slayer Edition disponible sur PlayStation 5 propose la version la plus complète du jeu incluant tous les DLCs (12 au total), toutes les mises à jour, dont Keela, l'ingénieure naine, la Tour du Chaos et une expérience en 4K et 60FPS.
    On retient également le cinquième acte nous emmenant les dangereuses nécropoles de la Terre des Morts et les Forges de Nuln dans le Roi des Tombes.
    Modes de difficulté plus élevés (Chaos), la gestion de sets d'équipements, la permadeath, le loot supplémentaire, les rangs légendaires, bref des ajouts successifs qui augmentent le contenu et la rejouabilité.

    Elle contient également un sixième personnage, Jurgen Haider, le Répurgateur ou chasseur de sorcières, ainsi que du contenu additionnel. Sur PlayStation 4, ce sixième personnage coûte une dizaine d'euros.
    Jurgen excelle aussi bien à distance au pistolet qu'au corps à corps armé de sa rapière.
    Évidemment le jeu profite d’une meilleure fluidité et surtout de temps de chargement très rapides comme pour tous les jeux utilisés sur PS5.

     




    Test Warhammer: Chaosbane Slayer Edition - 6 minutes de lecture