Note du test 8.5/10En conclusion :

Il est indéniable que le studio Bluepoint a ce don de maquiller parfaitement ce qu’il touche. Le ravalement de façade est exceptionnel, et place aisément Demon’s Souls comme une belle démonstration graphique de la Playstation 5. Assurément, selon le duo du NBK, le meilleur jeu de lancement de la console. La création développe son paradoxe en misant sur la magnificence de la refonte tout en conservant le gameplay de l’original, qui date d’il y a 10 ans tout de même. Jusqu’à en éviter la retouche, et les lignes de code de l’épisode PS3 ont probablement été transposées purement et simplement. Avec tous les soucis que cela implique, comme cette intelligence artificielle qui se troue gravement occasionnellement. L’accoutumance à la série vous fera comprendre que c’est là qu’est réellement né le trip, avec toutes les évolutions connues depuis. Qu’à cela ne tienne ! Demon’s Souls reste un pan de l’histoire important, une légende et une œuvre qui traverse les âges. Encore plus grâce à ce remake qui rend un parfait hommage à la Direction Artistique tout en se permettant quelques petits écarts, toujours pertinents. Affublé de toutes ses qualités de base couplées au savoir-faire des maîtres de la relecture visuelle, Demon’s Souls ne peut que s’imposer dans une ludothèque bien garnie. Cela donne aussi une idée de la conception de Sony, faisant d’un de ses titres underground un véritable souverain de son lancement. Une manière de plonger ou de revenir dans cet enfer attrayant. Laissons la faucheuse nous emmener avec elle. Pour mieux revenir, encore et encore…

Les plus

Splendide
L’ambiance qui se dégage
Le level-design L’environnement sonore Le mode Performance, confortable Epique Un gameplay toujours addictif…

Les moins

…moins complet que les derniers épisodes, forcément
Une IA qui se loupe parfois, comme dans l’original
La caméra, pas toujours au bon endroit

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    rédacteur
    NoBloodyKnows


  • ps5

    Demon's Souls
    Editeur : Bandai Namco
    Développeur : Bluepoint Games
    Genre : Jeu de Rôle | Action
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 19 novembre 2020
    Trophées : Oui
    Support


    Test Demon's Souls

    Publié le mardi 01 décembre 2020 à 22h05 par NoBloodyKnows
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    Le macabre est une danse, une comédie, un spectacle. Et Demon’s Souls, lors de sa sortie sur PS3, lui a donné une nouvelle voie dans le monde vidéoludique. Certes, le constat pourrait être repoussant. Pourtant, l’addiction a frappé de plein fouet des millions de joueurs, subjugués par la lumière du lugubre, oserions-nous dire. Une sorte de révolution dans la galaxie de l’A-RPG entre silence, exigence, poisse et inspirations occidentales de la part de FromSoftware. Un studio venu du Japon propulsé dans une autre dimension sous l’impulsion de Hidetaka Miyazaki. Pourtant, le ciel sait à quel point la route fut tortueuse. Avant de développer le concept qui amènera au sous-genre “Souls-like”, des difformités ont envahi les plateformes. Successeur spirituel de la saga King’s Field, Demon’s Souls a amplement surpassé ses grands frères, passant d’une médiocrité morose au triomphe insolent. Sans entrer dans le fantasme mal placé, nous pouvons aisément le crier haut et fort : il y a eu un avant et un après. La suite, vous la connaissez. Une déclinaison en trilogie Dark, et d’autres divagations. Au hasard : l’une Victorienne et l’autre Féodale ! En attendant, évidemment, Elden Ring. Et lorsque les petits gars de Bluepoint furent investis de la mission consistant à ramener l'œuvre à la vie, autant dire que le défi était de taille. Si l’expérience du remake de Shadow of The Colossus rencontre le succès, le combat est tout autre. Fer de lance du line-up de la Playstation 5, exclusivité totale, le jeu n’a pas le droit à l’erreur, se devant de réunir néophytes et puristes. Ah, que le trépas est un maître sévère ! Modifier, sublimer, rendre hommage ? Quelle doit être la politique à mener pour cette version modernisée ? Le NBK revient de l’au-delà, sortant de son repos éternel pour vous narrer le sauvetage d’un monde que l’on croyait perdu. La mort nous va si bien…

     

    Demon’s et merveilles


    S’il fallait faire dans la prose de carnaval, nous dirions simplement que Demon’s Souls respecte les codes inhérents à son genre tout en s’éloignant suffisamment pour définir son identité. Point, à la ligne. Next ! Ce serait être de peu de foi, et surtout désobligeant. Evidemment, tout a été dit, écrit, analysé. Beaucoup de retours ont également pointé le bout de leur museau, et il va sans dire qu’à la base, ce sont une poignée d’acharnés qui ont connu les bas-fonds de l’archipierre. Sans doute ne se doutaient-ils point du glorieux avenir qui attendait cette vision du jeu vidéo, prompte à botter l’arrière-train des hits misant sur le grand spectacle au détriment du reste. Comme cet appel à l’intelligence et l’apprentissage du gamer. Cet exquis sentiment de rage qui décuple le plaisir de la victoire. De omnipotent, l’aventurier devient agile, avec des réflexes aiguisés en dépit de quelques sueurs froides, acceptant le progrès par l’échec tout en se surprenant lors de ses exploits. Un leitmotiv désormais connu de tous, mais pas encore à ce moment-là.

    Les plus anciens nous expliqueront, avec justesse, que l’apanage du jeu vidéo n’a pas attendu les Souls pour atteindre l’extase et se mesurer aux embûches. Nous ne contestons pas, tant cela est factuel. Mais la proposition est si singulière, si délicieuse, si surprenante qu’elle nous fait oublier les productions à l’assistanat permanent, au seuil de la grossièreté. Bien sûr, nous sommes plongés dans la fosse aux lions très rapidement, avec pour seul allié l’empirisme. Un didacticiel court, un premier boss prévu pour vous faire mordre la poussière (même s’il est faisable !) et une première annonce de taille : vous allez prendre des coups, et la revanche immédiate n’est pas une option, sous peine de reprendre des taquets.

    Sur le papier, rien de bien transcendant. Vous commencez par choisir une classe de départ, et elles sont assez variées pour ne pas vous pousser à l’ennui. Elles ne sont pas non plus définitives : démarrer avec une brute ne vous empêchera pas de devenir un magicien ou un saint. Tout est une question de statistiques entre l’endurance, la force, la dextérité, la chance…
    Et c’est en cela que la spécialisation est importante. Ce sera à VOUS de décider ce que vous voulez devenir, en augmentant certaines compétences. Essayer d’être équilibré est un leurre, et il vaut mieux faire des choix forts. Ce que vous gagnerez d’un côté, vous le perdrez de l’autre, et même une création hybride nécessite des concessions. Un système intelligent, complexe de prime abord mais qui sied tellement à l’esprit général.

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    Un sens de la représentation tout simplement bluffant !

    Le réveil de la Forge


    Bien sûr, l’ensemble ne sombre pas dans l’obscurantisme le plus profond. C’est aussi là qu’intervient ce remake, plus ergonomique dans ses menus. Ainsi, cela incite à fouiller, prendre le temps de lire et de comprendre. La rudesse absconse disparaît peu à peu, et très vite vous comprendrez l’intérêt des nombreuses armes. Au-delà du moveset et de la portée de chacune (selon que vous la portiez à une ou deux mains), c’est leur efficacité augmentée par la bonne compétence qui impressionne. Ainsi, vous aimez le katana ? Il sera au maximum si vous disposez d’une bonne dextérité, là où le bon vieux fauchon upscale sur la magie et la grosse masse des familles sur la force. Tout est une question de lecture des tableaux.

    De S à E, il y a un bonus à ne pas négliger pour survivre. Une richesse insoupçonnée qui ouvre la porte à tant de possibilités ! Énormément de runs sont envisageables, agrandissant une replay-value déjà bien dodue. En ce sens, nous apprécions que beaucoup d'équipements soient utilisables en NG sans devoir attendre un énième NG+. Un reproche que nous ferions aisément envers le premier Dark Souls. Toujours est-il que vous devrez vite saisir que le poids de votre attirail est essentiel pour se mouvoir correctement (à la barre des 50% pour la roulade !) et que certains objets nécessitent un minimum de force ou de dex pour être portés. Encore une fois, sur le papier cela paraît compliqué. Dans les faits, rien de bien ardu tant ces points sont suffisamment explicites. Il faudra cependant rapidement comprendre les enjeux de la forge, complète et indispensable pour avoir des lames assassines.

    Idem pour les sorts ou miracles à acheter : Bluepoint a eu la bonne idée de mettre une petite vidéo explicative pour montrer leur effet, en complétion de la description. Un petit coup de pouce non négligeable, surtout pour les nouveaux challengers ! Toutefois attention : certaines opportunités vous aident un peu plus, sans dénaturer la difficulté du titre. Ne se présentant pas en open-world, Demon’s Souls vous installe dans le Nexus où se côtoient marchands et autres PNJ. Ce sera votre lieu de réconfort, où vous pourrez monter de level. Un torrent d'interactions vous y attend. En outre, nous ne dévoilerons rien pour éviter tout spoiler malvenu !

    C’est depuis ce point névralgique que vous traverserez les 5 mondes à votre disposition (visitables dans l’ordre que vous souhaitez), eux-mêmes divisés en niveaux. Et c’est proprement exceptionnel ! Chacun d’entre eux dispose d’une ambiance particulière et d’une délicatesse variable, en fonction du build de votre personnage. Et si vous avez choisi “famille royale” (anciennement “noble”) comme protagoniste de départ, ce qui facilite grandement la tâche lors des premiers pas dans cet univers, maints obstacles vous attendent vite par la suite. Oui c’est grandiose et le parpaing dans le groin est bien réel. Comprendre aussi par là que bien plus que sur PS3, l’histoire de Demon’s Souls se ressent dans chaque brindille de son cadre.

    Avec quelques bémols néanmoins.

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    Un hub, le Nexus, majestueux.

    Tu vas la farmer oui ?!


    Bluepoint a fait un choix évident pour l’opus PS5 de Demon’s Souls : si la forme est sublimée (nous y reviendrons), le fond du gameplay est globalement le même. Cela pourrait faire tiquer les aficionados des Dark Souls, regrettant l’attaque en piqué par exemple. Mais les bases étaient là, entre la parade avec le bouclier ou le backstab, au bruit si caractérisé. D’ailleurs, des petites animations supplémentaires font frissonner de plaisir, tout comme ce petit craquement émis par la manette. A ce niveau, l’utilisation du retour haptique est minime mais largement suffisante. Les effets sont là ponctuellement et ne nécessitent pas une plus grande importance.

    Nous serions toutefois de vils filous si nous étions trop catégoriques dans nos propos. Quelques améliorations se font sentir, comme une plus grande souplesse de la roulade ou encore l’apport du 60 fps, confortable pour l'exécution des mouvements. C’est pour cela que vous aurez le choix entre un mode performance ou cinématique, ce qui devient de plus en plus la norme de nos jours. En clair, le premier donne un taux de rafraîchissement supérieur mais une image moins détaillée là où le second locke à 30 fps avec un environnement plus chargé. Fondamentalement, il n’y a pas photo : le jeu est magnifique dans tous les cas, alors autant privilégier la fluidité.

    Et mine de rien, c’est un réel ajout de ce Demon’s Souls, tant la version originale avait parfois tendance à se prendre les pieds dans le tapis techniquement parlant. Le sauvetage provenait de la Direction Artistique, incroyable dans la crasse. Ici, Bluepoint respecte le travail de FromSoftware tout en y apportant sa touche. Et cela est à double-tranchant : pour certains, cela dénature le patient zéro. Il est clair que tout est plus lumineux et parfois bien plus net. Mais comment en vouloir aux développeurs de ce remake ? Les environnements sont sublimes, au bas mot, et le soft prouve qu’il n’y a pas forcément besoin de ray tracing pour avoir des éclats somptueux. Et pour ceux qui voudraient modifier le visuel divers filtres, dont un se rapprochant de l’expérience de base, sont à disposition et permettent d’exploiter pleinement un mode Photo réussi, avec énormément d’options. D’ailleurs, pour votre duo de testeurs, cela a été l’occasion de pouvoir mettre le jeu en pause, ce qui est impossible normalement dans un Souls !

    De plus, pour une fois, il est possible de créer un héros (masculin ou féminin) qui ressemble à quelque chose. En clair, plus besoin d’attendre d’avoir un casque sur la tronche pour masquer ce vilain nez ! L’ensemble est propre, les couleurs bien choisies, tout impressionne. Si nous ne savons pas encore de quoi est réellement capable la machine, cet avant-goût est divin ! Et cette dinguerie du SSD est appréciable : passer de 25 secondes de chargement à 3, cela soulage en cas de mort !

    Et croyez-nous : ce sera récurrent…

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    Aussi impressionnant dans son concept que visuellement !

    Souls l’Océan


    Cela peut sembler effrayant tant les exagérations sont de mise concernant la licence. Oui, évidemment, Demon’s Souls est difficile. Mais en aucun cas insurmontable ! Il vous est demandé de mémoriser les lieux, de les appréhender jusqu’à les dompter. D’accord, point de système de feux réguliers. Juste une équivalence, l’archipierre, et à vous de crapahuter pour débloquer les raccourcis afin d’éviter de tout se retaper en cas de trépas. Astucieux et habile, le level-design est absolument incroyable, même quand il se montre un peu plus linéaire (on pense immédiatement au 1er stage du monde 3). Si la verticalité est là, elle n’est que embryonnaire, quand bien même elle surpasse bon nombre de jeux récents.

    Le bestiaire n’est pas en reste et se montre inspiré. Bien sûr, si vous avez touché aux autres itérations de la série des Souls, vous reconnaîtrez certains d’entre eux, tout comme certains assauts. C’est aussi pour cela que nous soutenons le fait que Dark Souls premier du nom empruntait allègrement à Demon’s, et ce fut mis au grand jour. Pas de réelle critique ; soyez certain que cette habitude vous facilitera probablement l’aventure, votre rétine ayant déjà aperçu telle ou telle attaque. C’est le prix à payer mais ne boudons pas notre plaisir. L’ensemble reste bien nerveux, rapide, tendu et épique.

    Il en va de même pour les boss, qu’ils soient gigantesques ou plus modestes par la taille, toujours prompts à vous massacrer. Une nouvelle fois, cela interpellera les puristes qui se rendront compte que les patterns sont un peu limités. Point de seconde phase et souvent 3 ou 4 manières de vous cogner, et cela s’arrête là. Nous réitérons : ce n’est pas une condamnation simpliste, juste un constat qui s’explique par les 10 piges qui séparent l’original de son remake.

    Cela tient tout de même largement la route qui conduit le jeu vers l’excellence. De plus, cet intermittent effet puzzle-boss est fantastique, et rarement repris dans les autres jeux de même acabit. Ou alors nous avons de charmantes copies (qui a dit “Celui qui Renaquit” ?!). C’est aussi pour cela que Dark Souls 3 reprenait des éléments de Demon’s, comme cette barre de magie qui remplaçait le nombre d’utilisation des sorts. Pour le reste, vous aurez à surveiller votre jauge de vie, réduite de moitié lorsque vous êtes en forme d’âme (pas de panique, il y a rapidement une astuce) et votre barre d’endurance, pour ne pas se retrouver épuisé au moment d’esquiver ou de porter un coup fatal.

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    Oui c'est parfois bien glauque...

     

    Le péri tonique !


    Ce qui fait tâche cependant, ce sont ces petites erreurs que nous aurions espéré être gommées avec ce remake. En effet, Demon’s Souls disposent de petites tares parfois un peu gênantes pour rester totalement impliqué dans le trip. Ainsi, l’IA n’est pas toujours irréprochable. Cet état de fait est compensé par une agressivité sans faille et des arènes intelligentes (composées de pièges vraiment sadiques !), mais il est dommage de constater les mêmes boulettes des ennemis dans les mêmes lieux...tout comme il y a 10 ans. Ceux qui penseront aux mondes 4-1 et 5-1 nous comprendront aisément ! Car voir une énorme bestiole se coincer contre un mur, vous laissant le loisir de la dégommer à distance, brise notre enthousiasme. En effet, il faut garder à l’esprit qu’une gen est apparue entre deux tout de même.

    Cela contrebalance totalement la claque technique incroyable ! Au rayon des charges, nous citerons aussi cette caméra parfois totalement à la rue, surtout si vous vous retrouvez dans un coin face à une énorme entité. Si nous nous doutons que cela est peu évident à représenter, le fait de se retrouver bloqué à l’aveugle augmente la frustration, tant la défaite ne dépend pas dans ce cas du challenge. Quelques loupés concernent aussi les collisions, parfois un peu foireuses, ou cette téléportation de l’animation, notamment pour les backstabs.

    Cela n’enlève rien à la profondeur du gameplay, partagé entre timing, gestion des zones et observation. D’ailleurs, comment ne pas mettre en valeur cette ergonomie déjà extraordinaire à l’époque ? Une utilisation maligne des touches avec des raccourcis parfaits pour ne pas s’emmêler les pinceaux au milieu d’une rixe déjà bien stressante ! La “poise” est aussi importante et bien réalisée, permettant de savoir s’il est possible ou non de stopper le combo d’un ennemi en plein vol (la réciproque est également vraie).

    Quelques assouplissements sont aussi de la partie, comme ce renvoi à la réserve automatique d’un objet que vous auriez en abondance. Cependant, méfiez-vous ! Si votre inventaire est plein et que vous ne pouvez ramasser un nouvel objet, celui-ci sera perdu lors de votre prochain passage. Il en va de même pour les PNJ : il est tout à fait probable que vous ne croiserez jamais une partie d’entre eux, ignorant leur emplacement ou pour d’autres raisons que nous allons vous exposer.

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    Une architecture toujours aussi magique.

    Le Souls l’y laisse


    Tout d’abord, il faut prendre en compte le fait que certains protagonistes, une fois trouvés, sont au Nexus en permanence. D’autres nécessitent une ou plusieurs actions de votre part. Les quêtes secondaires sont relativement peu explicites mais c’est un choix délibéré des développeurs d’origine et le charme opère. Pas de modifications non plus à ce stade, si ce n’est quelques lignes de dialogues et un doublage totalement remanié, pour notre plus grand bonheur. A noter qu’une version VF (avec une toute nouvelle traduction) est aussi disponible et qu’elle est loin d’être ridicule. Elle assure le surjeu si atypique à Demon’s Souls et cela fait mouche ! Dommage que la synchro labiale ne suive pas, mais cela reste de l’ordre du détail. Quant à la VO, elle est phénoménale. Comme de coutume.

    En effet, le remake percute beaucoup plus et il est incontestable que l’environnement sonore est grandiose, surtout au casque. Les grognements, cris ou impacts des coups sont parfaitement crédibles et donnent un cachet à l’ensemble, donnant une compensation parfaite au manque de musique pendant la plupart des niveaux. En revanche, l’OST s’immisce dans les combats de boss et quelle puissance ! Cela assure la tension, vous poussant dans vos derniers retranchements. Toujours justes, les compositions réorchestrées correspondent parfaitement à ce qu’il se passe à l’écran.

    Et le multi dans tout ça ? Un parti-pris original qui consiste à observer les spectres des joueurs sur un serveur commun ou encore laisser des indications sur le sol afin d’aider le camarade...ou de le piéger en lui amenant de fausses informations ! Une marque de l’expérience et de la bienveillance (ou non) de la communauté. Cela offre un effet supplémentaire au jeu, sachant que vous pouvez parfaitement rester hors-ligne. Nous ne serons que trop vous conseiller pour un premier run de le rester mais par la suite, quel plaisir d’aller assister un autre aventurier. Ou l’envahir, le tout selon des conditions bien fixées.

    Enfin, être en ligne ne vous laissera plus la main sur la “tendance des mondes”, variant du noir au blanc avec quelques nuances. En multi, celle-ci est fixée sans que cela ne soit entièrement de votre fait, à l’inverse du solo où cela dépendra de vos actions, notamment de votre nombre de morts sous forme humaine (vous comprendrez mieux le concept de suicide dans le Nexus !). Beaucoup moins cryptique dans ce remake, le système changera totalement votre approche, vous facilitant ou non la tâche et vous donnant accès à des objets ou événements spécifiques à ladite tendance. Un véritable tour de force, encore mieux exposé par la volonté d’ouverture dictée par Bluepoint.

    Alors, qu’attendons-nous pour festoyer entre défunts ?

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    On aura vite des choses à se dire...

     




    Test Demon's Souls - 11 minutes de lecture