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Test Silver Pines

Publié le Mercredi 28 Octobre 2026 à 17:17 par Romi

En conclusion :

Avec Silver Pines, Wych Elm signe un premier jeu qui a tout d’un grand. Son pari de mêler horreur et Metroidvania fonctionne à merveille, avec un gameplay survival parfaitement bien huilé et une carte passionnante à parcourir. Mais c’est surtout son identité visuelle qui lui permet de sortir du lot. Son esthétique néo-noir, associée à une ambiance pesante, confère au titre une véritable personnalité. On prend plaisir à se perdre dans cette ville maudite, à en explorer chaque recoin et à tenter de comprendre les événements étranges qui s’y déroulent. Je ne lui reprocherais finalement que quelques problèmes de rythme, liés aux nombreux allers-retours qui finissent par ralentir la progression. À mon sens, il s’agit tout simplement de l’un des meilleurs jeux indépendants de l’année. Une très belle surprise que je ne peux que vous conseiller si vous n’êtes pas allergique au genre.

Les plus

Une direction artistique sublime qui sort du lot
Un mélange de survival horror et de Metroidvania particulièrement efficace
Un scénario mystérieux aux accents de Twin Peaks et de Silent Hill
Certains boss mettent les nerfs à rude épreuve
Une gestion des ressources exigeante
Trois fins différentes accessibles sans recommencer l’aventure de zéro
Un prix très honnête

Les moins

Des allers-retours qui cassent un peu le rythme
Un scénario qui surprendra moins les habitués du genre




Avec Silver Pines, le studio suédois Wych Elm signe son premier jeu, édité par Team17. Disponible depuis le 8 octobre sur PC et consoles, ce titre mêle survival horror, enquête et exploration façon Metroidvania en 2,5D, le tout dans une ambiance qui lorgne ouvertement du côté de Twin Peaks et de Silent Hill. Sur le papier, le mélange a de quoi éveiller la curiosité. Mais entre ses inspirations prestigieuses et ses ambitions, le jeu parvient-il réellement à nous happer dans son cauchemar ? La rédaction vous donne son avis.

 

Un détective, un musicien disparu et une ville fantôme


Vous incarnez Red Walker, un détective privé envoyé dans la petite ville de Silver Pines pour retrouver Eddie Velvet, un musicien disparu au passé mystérieux. Une mission qui semble classique au premier abord, sauf que Silver Pines est loin d’être un lieu ordinaire.

La ville semble avoir été abandonnée dans la précipitation. Les rues sont désertes, les rares habitants encore présents affichent des comportements pour le moins étranges et, très vite, les événements prennent une tournure surnaturelle. Visions inquiétantes, créatures cauchemardesques et réalité qui se déforme : l’enquête de Red Walker se transforme progressivement en une descente aux enfers.

Difficile de ne pas penser à Twin Peaks devant cette petite ville américaine rongée par ses secrets, ses personnages ambigus et son atmosphère profondément dérangeante. Côté jeu vidéo, Silent Hill n’est jamais bien loin non plus. Les influences sont évidentes, mais Wych Elm ne cherche pas à les dissimuler. Le studio les assume pleinement pour construire son propre univers. L’histoire progresse au fil des indices récoltés et des rencontres, dévoilant peu à peu ses secrets. Si les amateurs de survival horror pourront anticiper certains rebondissements, le scénario n’en reste pas moins bien ficelé.


Le fameux Eddie Velvet

Un survival qui oblige à choisir ses combats


Côté gameplay, Silver Pines puise généreusement dans les fondamentaux du survival : inventaire limité, munitions rares, soins précieux, visée difficile, rechargement lent et ennemis qu’il vaut parfois mieux éviter qu’affronter : tout est pensé pour nous rappeler que nous n’incarnons pas un soldat surentraîné.
Les combats sont loin d’être évidents. Même si le bestiaire n’est pas particulièrement fourni, les comportements des ennemis varient suffisamment pour rendre les affrontements intéressants. Lorsque vous ne pouvez/ne souhaitez pas utiliser vos armes à feu, vous devez gérer soigneusement votre barre d’endurance pour esquiver ou attaquer au corps à corps. Chaque erreur peut coûter cher et la fuite est souvent la meilleure option. Vous croiserez également plusieurs boss, dont certains mémorables, qui ne se laisseront pas vaincre sans un arsenal solide.

La gestion des ressources complète efficacement ce système avec un inventaire qui rappelle beaucoup celui de Resident Evil. Avec ses emplacements limités, gérer les herbes médicinales, les armes et autres objets à transporter demande une organisation rigoureuse. La malle accessible dans les salles de repos devient indispensable pour organiser son équipement, surtout dans les niveaux de difficulté les plus élevés.

Et mieux vaut réfléchir avant de dépenser son argent. Les munitions découvertes en fouillant les environnements ne suffisent pas toujours, et l’achat de nouvelles balles peut rapidement peser sur le portefeuille. Les dollars récoltés au fil de l’aventure doivent donc être dépensés avec discernement. Attention : sauvegarder sa progression aux cabines téléphoniques a également un coût. Aucune sauvegarde automatique n’est proposée.

Quelques énigmes viennent compléter l’ensemble. Elles m’ont globalement convaincu et demandent des fouilles minutieuses. Ainsi, le gameplay constitue à mon sens une véritable réussite. Sans révolutionner le genre, Silver Pines reprend de nombreuses bonnes idées et les assemble avec suffisamment de maîtrise pour un résultat très solide.


Des affrontements remplis de tension

Une direction artistique sensationnelle


Silver Pines possède une identité visuelle qui ne m’a pas laissé indifférent. Le studio a opté pour une esthétique néo-noir, portée par une palette sombre et des jeux de lumière remarquables. Les décors renforcent le sentiment de malaise. Rues désertes, bâtiments délabrés et intérieurs abandonnés composent un univers où chaque recoin semble dissimuler quelque chose. La mise en scène joue habilement avec les ombres et les perspectives pour donner de la profondeur aux environnements, tout en préservant une impression oppressante de confinement.

Le monde paraît irréel, comme si l’on évoluait dans un cauchemar. L’ambiance sonore contribue elle aussi à l’immersion. Les compositions aux accents jazzy et les sonorités inquiétantes accompagnent cette plongée dans l’horreur. Plutôt que de miser sur les sursauts, le titre privilégie une atmosphère pesante qui nous accompagne tout au long de l’aventure.

C’est donc sur sa direction artistique que Silver Pines se démarque le plus à mon sens. Sur PS5, le jeu tourne parfaitement : je n’ai rencontré aucun problème technique ni bug notable au cours de mon expérience.


Visuellement, le titre est somptueux

Un 100% très agréable à réaliser


Comme dans tout bon Metroidvania, l’exploration est largement récompensée. Et c’est tant mieux, puisqu’elle se révèle presque indispensable pour espérer survivre jusqu’au bout de l’aventure. En fouillant les environnements, vous pourrez dénicher de nouvelles armes, des munitions, des améliorations d’équipement ou encore des besaces pour agrandir votre inventaire.

Vous serez régulièrement amené à revenir sur vos pas pour accéder à des zones auparavant inaccessibles grâce aux nouvelles compétences acquises. Ces allers-retours peuvent toutefois casser le rythme, d’autant que les points de voyage rapide sont peu nombreux et que ce système ne se débloque que relativement tard dans l’aventure. Vous trouverez également des souvenirs, des babioles conférant divers bonus passifs. Ils permettent ainsi d’adapter ses compétences à différentes situations. Avoir les 25 vous demandera du temps, car certains sont particulièrement bien cachés.

Comptez une vingtaine d’heures pour atteindre les 100 %. Une durée de vie très appréciable pour un jeu indépendant de cette nature, d’autant que l’exploration reste agréable et permet de découvrir les trois fins proposées. Celles-ci sont toutes accessibles à partir d’une même sauvegarde, un vrai bon point qui prolonge l’expérience sans imposer de recommencer l’aventure dans son intégralité.


Trouver tous les souvenirs demandera de la rigueur