Fatal Frame 2 : Crimson Butterfly Remake est une très bonne réinterprétation de son aîné sur PS2, trouvant un bon équilibre entre fidélité et ajouts pertinents. L’enrichissement des possibilités offertes par la Camera Obscura, l’ambiance sonore et visuelle immersive, et son histoire marquante suffisent à convaincre de la qualité du titre. Il n’est toutefois pas exempt de défauts, et ceux-ci tiennent principalement à un élément : le rythme. Entre des combats parfois trop longs, une certaine rigidité des contrôles et des chapitres inégaux, l’expérience peut s’en trouver affectée. Nous vous recommandons malgré tout ce titre sans hésiter tant ses qualités sont nombreuses. Il constitue aujourd’hui la meilleure manière de découvrir cette licence majeure du survival horror en attendant un prochain opus.
Les plus
Les moins
C’est au tour de la licence Fatal Frame de proposer un remake avec la sortie de Fatal Frame 2 : Crimson Butterfly Remake, paru le 12 mars dernier. Il s’agit d’une refonte du second volet de la saga (connue aussi sous le nom de Project Zero), sorti sur PS2 il y a déjà 22 ans. Véritable bijou d’horreur psychologique à l’époque, Koei Tecmo et Team Ninja souhaitent aujourd’hui le remettre au goût du jour avec cette réédition, en proposant une technique améliorée, un gameplay plus varié et du nouveau contenu narratif. Ces améliorations suffisent-elles à remettre la licence sur le devant de la scène ? La rédaction vous donne son avis.
Minakami, une destination digne d’un survival horror
Le jeu place les jumelles Amakura au cœur de son récit : Mio, notre protagoniste, et Mayu. Lors d’une balade à la campagne, elles se perdent dans le village inconnu de Minakami, mystérieusement attirées par un papillon. Elles comprennent rapidement que le lieu n’est pas aussi abandonné qu’il n’y paraît : la nuit y est permanente et de nombreux esprits vengeurs rôdent. Très vite séparées, les deux sœurs voient le cauchemar commencer. Mio part à la recherche de Mayu pour fuir cet endroit maudit. Au fil de son avancée, elle découvre progressivement les événements tragiques qui ont frappé le village.
On s'attache rapidement à nos protagonistes
Camera Obscura 2.0
Pas d’armes à feu dans ce titre, la Camera Obscura sera votre unique arme contre les esprits, mais elle n’a jamais été aussi redoutable ! Le principe est simple : photographier les fantômes pour les vaincre. En visant un ennemi, un cercle apparaît, accompagné de marqueurs rouges appelés « points de focalisation ». Il faut en capturer un maximum avant de déclencher la prise de vue pour infliger plus de dégâts. Un zoom permet également d’attaquer à distance.
La caméra sert aussi à se défendre. En prenant un cliché au moment précis d’une attaque, vous pouvez interrompre l’esprit : c’est le cliché fatal. En infligeant suffisamment de dégâts, vous déclenchez un instant fatal, limité dans le temps, qui permet d’infliger des dégâts accrus. Attention : cet effet ne s’applique qu’à une seule photo. Si vous réussissez un cliché fatal durant cette phase, c’est le Jackpot : Mio peut enchaîner des captures dévastatrices.
Les dégâts varient aussi selon la pellicule utilisée. Certaines offrent une meilleure puissance exorciste, mais se rechargent plus lentement. Les plus efficaces sont rares, tandis que la pellicule de base est illimitée, mais peu puissante. Les filtres modifient également votre approche. Une fois tous débloqués, vous en aurez quatre à disposition, chacun avec ses forces et faiblesses : combat à distance, attaque rapprochée ou ralentissement des ennemis. Leur utilité dépasse le combat : ils permettent aussi de voir à travers les murs, d’ouvrir des portes scellées ou encore de restaurer des objets.
La Camera Obscura devient ainsi un véritable arsenal. Ces ajouts constituent un point fort du remake et apportent une vraie fraîcheur au genre du survival horror en proposant un style de combat vraiment original. Ce système n’est pas sans failles pour autant. La maniabilité reste assez lourde, ce qui nuit au dynamisme et peut rendre les combats frustrants sur la durée.
La Camera Obscura vous accompagne tout le long du jeu
Un titre très exigeant
Le jeu propose une difficulté élevée, même en mode normal, et ceci dès les premières heures. Pour progresser, vous devez impérativement apprendre à utiliser rigoureusement votre Camera Obscura comme expliqué plus haut. Vous pourrez aussi l’améliorer grâce à des perles de prière trouvées en explorant les recoins du village. Elles permettent, par exemple, d’augmenter la puissance d’attaque ou la vitesse de rechargement des pellicules.
Réaliser de bons clichés est crucial, car cela permet de gagner davantage de points après les combats. Ces points servent ensuite à acheter des objets, comme des soins ou des talismans. Ces derniers renforcent aussi vos capacités, en améliorant votre résistance, vos dégâts, etc.
Nous apprécions le défi proposé par ce titre, mais il est parfois mal équilibré. Certains combats sont trop longs, avec des ennemis très résistants, ce qui casse le rythme et accentue la frustration liée aux lourdeurs du gameplay.
Améliorer son équipement est essentiel
Une refonte technique solide au service d’une ambiance toujours aussi maîtrisée
L’ambiance sonore du titre est excellente, surtout au casque, et renforce l’immersion apportée par le village de Minakami et ses mystères. Les jumpscares sont nombreux, mais globalement bien utilisés. Le jeu démontre une vraie maîtrise de l’horreur psychologique tout au long de l’aventure. Côté textures, elles ont été bien améliorées pour un rendu solide. Mio se contrôle en vue à la troisième personne sans la caméra fixe de l’époque PS2, les déplacements restent malgré tout un peu rigides.
L'ambiance du titre est excellente
Une durée de vie solide
Pour un survival horror, Fatal Frame 2 : Crimson Butterfly Remake offre une très bonne durée de vie : environ quinze heures en ligne droite, davantage avec les nouvelles quêtes annexes, les nouveaux lieux à explorer et la nouvelle fin alternative. Le contenu est donc très généreux, mais le rythme reste inégal. Certains chapitres souffrent de longueurs, même si la qualité de l’histoire compense en grande partie ce défaut.
La carte se révèle très utile