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Test The 9th Charnel

Publié le Mardi 17 Février 2026 à 11:56 par Romi

En conclusion :

Malgré une idée de base intéressante, quelques séquences efficaces et une ambition certaine pour un projet indépendant, The 9th Charnel ne parvient pas à convaincre sur la durée. L’immersion est trop souvent brisée par des bugs récurrents et une mauvaise intelligence artificielle. Le gameplay, souvent rigide, et les niveaux, inégalement inspirés, peinent à rehausser l’ensemble, malgré quelques réussites notables. Longtemps, le scénario reste l’élément le plus accrocheur du jeu, avant de perdre progressivement en intérêt au fil de l’aventure. Bien que nous soyons déçus par le titre, nous restons convaincus qu’il aurait possédé un bon potentiel avec plus de développement.

Les plus

Quelques bonnes idées dans le scénario...
Certains chapitres réussis

Les moins

…que l’on oublie très vite
Une IA ennemie à la ramasse
Trop de bugs
Animations faciales ratées
Des lourdeurs dans le gameplay




Sorti le 30 janvier 2026, The 9th Charnel est la première création indépendante de Saikat Deb. Le jeu se présente comme un survival-horror axé sur l’horreur psychologique et la survie. Exploration, fuite et impuissance face au danger sont au cœur de l’expérience. Mais ce titre a-t-il de quoi satisfaire les amateurs du genre en attendant le prochain Resident Evil ? La rédaction vous donne son avis.

 

Le début du cauchemar


L’histoire débute aux côtés de Mike, en voiture avec ses amis, alors qu’une conversation téléphonique avec sa fille tourne mal. Celle-ci est rapidement interrompue par un événement brutal : en tentant d’éviter quelque chose surgissant sur la route, le véhicule dérape et chute au bas d’une falaise.
À son réveil, notre protagoniste se retrouve seul, prisonnier d’un complexe isolé, peuplé de résidents pour le moins étranges... Ce lieu inquiétant marque le point de départ d’un cauchemar qu’il devra affronter pour espérer s’en sortir.


La situation tourne très vite à la catastrophe

Un gameplay moyennement abouti


Le titre affiche clairement ses intentions dans les premières minutes en nous plongeant dans un environnement sombre, inquiétant, dont nous ignorons tout, pouvant rappeler à certains égards des titres comme Outlast. La progression repose principalement sur l’exploration et la résolution d’énigmes pour avancer dans les différents tableaux, tout en évitant soigneusement les créatures que vous découvrirez sur place.
Le jeu mise ainsi sur une tension permanente, en privant volontairement le joueur de toute capacité de défense durant une grande partie de l’aventure. Il devient impératif de se déplacer avec attention et d’utiliser le décor à son avantage pour se dissimuler. Vous pourrez cependant souffler grâce à plusieurs scènes de flashback, permettant d’en apprendre davantage sur la relation entre notre protagoniste et sa fille.
Malgré quelques séquences intéressantes, le gameplay se révèle vite assez lourd, aussi bien dans ses déplacements rigides que dans son système d’inventaire peu pratique. Le joueur ne peut généralement pas interagir directement avec l’emplacement prévu pour un objet et doit d’abord le sélectionner dans l’inventaire avant de pouvoir l’utiliser pour résoudre une énigme. Ces dernières sont de qualité variable, parfois inspirées, parfois inutilement confuses.
Dans la dernière partie de l’aventure, le joueur obtient l’accès à une arme à feu. Le jeu change alors d’atmosphère, pour un résultat là encore très mitigé, avec des phases de tir basiques offrant des sensations moyennes.


Vous devrez repérer les zones ou vous cacher

L’immersion se perd très vite


L’immersion, pourtant prometteuse sur le papier, est rapidement fragilisée. Si certains décors et quelques séquences oppressantes laissent entrevoir un réel potentiel, celui-ci est vite compromis par une accumulation de bugs brisant régulièrement la tension. À cela s’ajoutent des créatures dont l’intelligence artificielle se révèle quasi inexistante et aux animations inégales. Réellement stressantes lors des premières minutes, elles paraissent rapidement inoffensives, réduisant fortement le sentiment de danger. Par exemple, si une créature vous voit vous cacher dans un placard, elle oubliera immédiatement votre position. Ou encore, si elle vous attaque, l’animation associée n’est pas toujours visible.
Visuellement, le titre affiche une qualité graphique en dessous des standards actuels, un point toutefois compréhensible pour une production indépendante. Certains environnements parviennent malgré tout à se montrer convaincants. Mais l’ensemble est plombé par des cinématiques aux animations faciales ratées, nuisant encore davantage à l’immersion que le jeu tente de construire.


Quelques beaux décors malgré tout

Une aventure courte et rythmée


La durée de vie du jeu se situe entre 3 et 4 heures en ligne droite. Le contenu annexe se limite à la collecte de quelques documents disséminés dans les niveaux, permettant d’en apprendre davantage sur l’origine du lieu où Mike est retenu prisonnier. Une expérience certes très courte, mais cohérente avec le format d’un jeu d’horreur indépendant. Il est toutefois regrettable que les rares moments de blocage proviennent davantage d’énigmes peu claires que de séquences proposant un véritable défi. Le scénario reste l’élément avec les idées les plus intéressantes, mais perdra malheureusement en qualité dans la seconde partie de l’aventure.


Il faut soigneusement explorer son environnement pour progresser