Blizzard frappe fort avec Lord of Hatred, une extension qui enrichit Diablo IV sur tous les aspects. Dotée de l'une des meilleures campagnes de la licence, de deux nouvelles classes abouties et d’une direction artistique mémorable, l’extension a tout pour séduire. Les nouvelles possibilités de personnalisation apportées par les Talismans et le Cube Horadrique sont intéressantes. J’ai malgré tout trouvé le contenu de fin de jeu un peu rébarbatif sur la durée, notamment à cause du temps qu’il demande et de sa répétitivité. À ce détail près, je suis pleinement convaincu par ce titre, qui pousse Diablo IV dans sa version la plus aboutie à ce jour, et que je recommande à tous les fans du célèbre hack and slash.
Les plus
Les moins
Diablo IV : Lord of Hatred est disponible depuis le 28 avril. Cette deuxième et dernière extension du titre de Blizzard était particulièrement attendue après le suspense laissé par Vessel of Hatred, il y a plus d’un an et demi. Au fil des saisons, le jeu a continué d’évoluer, et ce chapitre final marque également le lancement de la saison 13. Le titre a donc la lourde tâche de conclure l’arc narratif du Seigneur de la Haine tout en apportant un contenu endgame suffisamment solide pour maintenir l’intérêt des joueurs. Parvient-il à offrir une conclusion à la hauteur des attentes ? La rédaction vous donne son avis.
Mephisto se déchaîne
La campagne débute directement après les événements de la précédente extension. Mephisto agit désormais sous les traits d’Akarat, le prophète associé à la lumière et à la lutte contre les forces infernales. Grâce à cette supercherie et à ses talents de manipulateur, le Seigneur de la Haine rallie de plus en plus d’adeptes à sa cause, tandis que Sanctuaire se retrouve menacé d’une destruction totale à l’approche de la prochaine éclipse. Vous partez alors en urgence pour Skovos, le nouveau continent introduit par l’extension, où votre ennemi semble nourrir un intérêt tout particulier…
Et soyons clairs : Blizzard réussit un véritable coup de maître avec cet ultime acte. Là où la campagne de Vessel of Hatred servait surtout de transition, Lord of Hatred propose une aventure bien plus marquante. Les moments forts s’enchaînent, les surprises sont nombreuses et les personnages conservent cette présence qui fait toute la force de la licence, avec un doublage français très réussi.
Mais le meilleur aspect de l’histoire est sans doute Mephisto lui-même, porté par une interprétation particulièrement convaincante. Omniprésent du début à la fin, son influence se ressent à travers les décors, les dialogues, la corruption du monde et la folie qui gagne progressivement les habitants de Skovos. Toute l’aventure construit une montée en tension très efficace jusqu’à un affrontement final dantesque, qui s’impose, selon moi, comme l’un des meilleurs boss de toute la licence Diablo.
Mephisto, un excellent méchant
Le Paladin et le Démoniste : deux nouvelles classes réussies
Au-delà de sa campagne, deux nouvelles classes s’ajoutent au roster, et le moins que l’on puisse dire, c’est que tout les oppose.
Le Paladin
Le Paladin était attendu depuis longtemps par les joueurs, il est disponible depuis plusieurs mois pour ceux ayant précommandé le titre. Son gameplay rappelle celui de Diablo II : guerrier de la lumière, doué au corps à corps, capable à la fois d’encaisser les coups et de renforcer ses alliés.
Il dispose d’une série de pouvoirs sacrés lui permettant de faire face aux affrontements les plus violents, lancés grâce à la barre de Foi qui remplace le mana et qu’il faudra gérer avec attention.
Le Démoniste
À l’opposé, le Démoniste incarne l’art de la destruction et de la manipulation des forces obscures. Lanceur de sorts très puissant et maître des invocations, il dispose de deux barres spécifiques remplaçant le mana pour ses disciplines : Colère et Domination. Vous pourrez ainsi déchaîner sur vos ennemis des hordes de créatures infernales ou recourir à des compétences de feu infligeant des flammes dévastatrices à vos adversaires. Une classe inédite dans l’univers de Diablo, qui se démarque vraiment des autres et constitue un gros coup de cœur personnel.
Beaucoup de boss inspirés
La saison 13 : quelles nouveautés ?
La saison 13 de Diablo IV apporte de nombreux changements, à commencer par la refonte des arbres de compétences. Toutes les classes disposent de nouveaux embranchements liés aux compétences principales, dont le rang maximum passe de 5 à 15. En contrepartie, de nombreux pouvoirs passifs ont disparu. Le niveau maximal des personnages augmente également, passant de 60 à 70, offrant ainsi plus de points à répartir.
De nouvelles options de personnalisation de build sont disponibles. Le Cube Horadrique fait son grand retour. Présent dans Diablo II et III, il a été réimaginé pour cette extension : il permet de fabriquer ou d’améliorer certains équipements grâce à différentes recettes obtenues, et constitue un outil central pour optimiser votre build et relever les défis les plus corsés du endgame. Son utilisation nécessitera cependant beaucoup de farm pour récupérer une ressource essentielle : la poussière primordiale.
La saison introduit également les Talismans, une nouvelle page d’équipement pouvant accueillir jusqu’à sept objets. Ils renforcent considérablement votre héros et offrent des bonus de set lorsqu’une certaine combinaison est réalisée.
Le contenu de fin de jeu évolue lui aussi, notamment avec le nouveau mode des Plans de guerre. Celui-ci permet de créer des chaînes d’activités personnalisées, combinant au choix donjons cauchemars, purification de la fosse, bas-fonds, etc. Une fois complétées, ces chaînes offrent des récompenses ciblées, laissant les joueurs organiser eux-mêmes leurs priorités de progression. Au fur et à mesure, le rang des Plans de guerre augmente, offrant des récompenses encore plus importantes et des listes d’activités plus longues.
De nouvelles difficultés font leur apparition : les niveaux de Tourment vont maintenant de IV à XII. Chaque palier augmente l’or, le pourcentage d'obtention des objets de qualité ancestrale et l’expérience gagnée. Ce qui accélère la progression du niveau de Parangon (toujours plafonné à 400) et permet d’obtenir les meilleurs équipements.
Ainsi, la saison 13 ajoute de nombreux éléments convaincants, pensés pour les joueurs aguerris souhaitant atteindre le build ultime et s’essayer au Tourment le plus élevé. Cependant, certaines activités peuvent rapidement devenir répétitives et exigeantes en temps : les bons loots tombent rarement, ce qui peut freiner la progression pour une partie des joueurs.
Le mode des plans de guerre, un bel ajout
Une direction artistique particulièrement soignée
La direction artistique de Lord of Hatred pousse encore plus loin l’atmosphère sombre de Diablo IV. Skovos s’ouvre sur une cité portuaire majestueuse, où l’architecture splendide contraste avec la corruption qui s’installe peu à peu. Plus loin, les environnements deviennent progressivement plus hostiles et oppressants, témoignant de l’emprise croissante de Mephisto.
J’ai également adoré l’OST, riche en thèmes remarquables, parfaitement adaptés à chaque ambiance. Le jeu se dote ainsi d’une identité sonore mémorable, renforçant l’immersion dans cette nouvelle région tourmentée.
Skovos est magnifique