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Test 007 First Light

Publié le Dimanche 07 Juin 2026 à 20:50 par Pilou

En conclusion :

007 First Light réussit là où beaucoup d'adaptations ont échoué : faire ressentir ce que signifie être James Bond. Porté par une excellente mise en scène, un gameplay varié, une bande-son exceptionnelle et une réalisation solide sur PS5 Pro, le jeu capture parfaitement l'essence de la franchise tout en proposant sa propre vision du personnage. L'origin story fonctionne, Patrick Gibson convainc totalement dans le rôle du jeune Bond et l'héritage d'IO Interactive transparaît intelligemment dans la conception des missions. Pour les fans de 007, les nombreux clins d'œil à la saga renforcent encore davantage le plaisir de jeu. Pour les autres, il reste tout simplement une excellente aventure d'espionnage. On ne joue pas simplement à un jeu James Bond. On vit une aventure Bond. Et c'est précisément ce qui fait toute la différence.

Les plus

Excellente origin story de James Bond
Patrick Gibson très convaincant dans le rôle de 007
Gameplay varié et toujours plaisant
Bande-son exceptionnelle et thèmes mémorables
Nombreux clins d'œil à la saga James Bond
Didacticiel intelligemment intégré au récit
ADN d'IO Interactive parfaitement exploité
Réalisation solide sur PS5 Pro
Très bonne durée de vie
Sensation permanente de vivre un véritable film Bond

Les moins

Absence de doublage français
Quelques séquences plus dirigistes que réellement ouvertes
Certains gadgets auraient mérité davantage d'exploitation




Après avoir redonné ses lettres de noblesse à la licence Hitman World of Assassination, IO Interactive s'attaque à un autre monument de l'espionnage : James Bond. Avec 007 First Light, le studio danois ne cherche pas à reproduire les films. Il raconte la naissance d'un agent encore imparfait, tout en livrant une aventure spectaculaire qui capture parfaitement l'esprit de la franchise. Sur PS5 Pro, le résultat s'impose comme l'une des plus belles surprises de l'année.

 

Aux origines d'une légende


Plutôt que de reprendre un Bond déjà établi, 007 First Light fait le choix de raconter les débuts de l'agent le plus célèbre du MI6. Une décision particulièrement judicieuse. Là où beaucoup d'adaptations préfèrent s'appuyer sur une figure déjà mythique, IO Interactive choisit de montrer un Bond encore en construction. Plus impulsif, parfois maladroit, mais déjà doté de ce mélange unique de charisme, d'audace et de sang-froid qui fera sa réputation.

Cette volonté de raconter les débuts de l'agent se retrouve également dans les premières heures de jeu. Loin d'un tutoriel artificiel qui viendrait casser le rythme, 007 First Light introduit progressivement ses mécaniques à travers la formation et les premières missions de Bond.

Cette phase où l'agent fait ses classes sert naturellement de didacticiel tout en participant à la construction du personnage. Une excellente mise en bouche qui permet au joueur de découvrir les différentes facettes du gameplay sans jamais avoir l'impression de suivre une leçon déguisée.

Et ce choix fonctionne d'autant mieux grâce à l'interprétation de Patrick Gibson.

L'acteur réussit le défi délicat de proposer son propre James Bond. Plus jeune, plus fougueux et parfois moins sûr de lui que ses prédécesseurs, il apporte une fraîcheur bienvenue à cette origin story sans jamais trahir l'essence du personnage, un peu ce qu'il a déjà fait pour un certain Dexter Morgan, juste royal !

Son interprétation trouve rapidement le juste équilibre entre élégance, assurance et vulnérabilité. Au fil de l'aventure, il devient difficile de ne pas imaginer l'acteur enfiler le costume de 007 sur grand écran. S'il fallait choisir aujourd'hui un héritier crédible à Daniel Craig, Patrick Gibson aurait clairement des arguments à faire valoir.


Son nom est Bond, James Bond

Un film interactif dans le meilleur sens du terme


Dès les premières minutes, une sensation s'impose : 007 First Light ressemble à un véritable film de James Bond.

Le jeu enchaîne les séquences avec une fluidité remarquable. Les moments d'infiltration succèdent naturellement aux scènes d'action, aux échanges entre personnages ou aux phases d'investigation.
Jamais le rythme ne s'essouffle.
On voyage de destination en destination, on infiltre des complexes ultra-sécurisés, on participe à des poursuites spectaculaires et l'on découvre progressivement un complot digne des grandes heures de la franchise.

Ce qui impressionne le plus reste sans doute la qualité de la mise en scène. Les cadrages, les transitions, les dialogues et même certaines séquences d'action donnent véritablement l'impression de participer à un long-métrage interactif.

Plus d'une fois, on oublie la manette pour simplement profiter du spectacle.
Et c'est probablement l'un des plus beaux compliments que l'on puisse adresser à un jeu James Bond mais il y a un tout petit "mais" dans cette proposition que l'on abordera plus bas.


Le jeu fait clairement voyager

Un gameplay qui trouve le bon équilibre


L'une des grandes réussites de 007 First Light réside dans sa capacité à équilibrer toutes les facettes de l'univers Bond.

L'infiltration occupe une place importante, mais le jeu ne se limite jamais à cela. Les phases d'action, les combats rapprochés, les échanges de tirs et l'utilisation des gadgets s'intègrent naturellement à la progression.
Chaque mission parvient à renouveler les situations.
Certaines encouragent l'observation et la discrétion. D'autres misent davantage sur l'action ou l'improvisation. Cette variété maintient constamment l'intérêt du joueur.

Manette en main, tout répond parfaitement. Les contrôles sont précis, les animations convaincantes et l'ensemble bénéficie d'une excellente fluidité.
On sent que le gameplay a été pensé pour servir le rythme de l'aventure avant tout.

 

L'héritage d'Hitman au service de James Bond


Difficile de parler de 007 First Light sans évoquer le passé d'IO Interactive.

Les créateurs de la série Hitman n'ont pas oublié ce qui a fait leur réputation. Derrière les séquences spectaculaires et les fusillades se cache un jeu qui valorise régulièrement l'observation, l'infiltration et l'utilisation intelligente de l'environnement.
Certaines missions offrent plusieurs approches, permettant tantôt de privilégier la discrétion, tantôt l'action plus directe. Cette liberté apporte une profondeur bienvenue et rappelle immédiatement le savoir-faire du studio danois.

Mais là où Hitman misait avant tout sur la patience et la préparation, 007 First Light adopte un rythme beaucoup plus cinématographique. Les mécaniques d'infiltration sont simplifiées sans être sacrifiées, permettant au jeu de conserver sa fluidité tout en restant fidèle à l'univers de James Bond.

Le résultat est particulièrement convaincant. On retrouve clairement l'ADN d'IO Interactive sans jamais avoir l'impression de jouer à un simple Hitman habillé aux couleurs du MI6.

 


Mais qui est ce personnage ?

Une lettre d'amour à James Bond


Au-delà de ses qualités ludiques, 007 First Light respire l'amour de la licence.

Les clins d'œil aux films sont nombreux, mais toujours amenés avec intelligence. Ici, pas de fan service lourd ou artificiel. Les références sont suffisamment discrètes pour ne jamais gêner les nouveaux venus tout en faisant sourire les amateurs de longue date.

En tant que fan de James Bond depuis ma plus tendre enfance, difficile de ne pas apprécier le soin apporté à cet héritage. Certaines répliques, certains gadgets, certaines situations ou encore certaines séquences de mise en scène évoquent immédiatement les grands moments de la saga.

Le jeu ne cherche pas à copier les films.
Il en capture l'esprit.

Et c'est probablement la plus belle réussite d'IO Interactive.

 

Une bande-son tout simplement magique


Impossible d'évoquer 007 First Light sans parler de sa musique.

La bande originale est exceptionnelle.

Les nouveaux thèmes composés pour le jeu s'intègrent parfaitement à l'univers de Bond tandis que plusieurs motifs musicaux emblématiques de la franchise viennent renforcer cette sensation permanente de participer à un véritable film.

Chaque mission semble portée par sa propre identité sonore. Les moments d'infiltration gagnent en tension, les scènes d'action deviennent plus spectaculaires et les passages plus émotionnels trouvent une résonance particulière grâce à une composition toujours juste.

Pour les amateurs de la licence, certains thèmes procurent même une émotion particulière. Ils rappellent instantanément pourquoi la musique a toujours occupé une place essentielle dans l'identité de James Bond.

Rarement une bande-son aura autant participé à l'immersion.

Et au casque, le résultat est tout simplement remarquable. Certaines séquences prennent une ampleur supplémentaire tant le travail sur la spatialisation et les ambiances sonores est réussi.

 


Voici le labo de Q

 

Une réalisation solide sur PS5 Pro


Sur PS5 Pro, 007 First Light affiche un niveau de finition particulièrement convaincant.

Les environnements sont variés et détaillés. Les effets de lumière mettent en valeur les différents lieux traversés tandis que les animations faciales renforcent la crédibilité des personnages.

Le jeu conserve une excellente fluidité même lors des scènes les plus chargées.
Sans chercher à révolutionner la technique, il propose une expérience visuellement cohérente, stable et toujours agréable à parcourir.

La mise en scène bénéficie également énormément de cette maîtrise technique.


Juste grandiose

Une aventure généreuse


À une époque où certains jeux peinent à trouver le bon équilibre entre contenu et durée de vie, 007 First Light réussit son pari.

L'aventure principale est suffisamment longue pour développer son histoire et ses personnages sans jamais donner l'impression de tirer artificiellement en longueur. Il faut compter entre 16h et 20h selon la difficulté pour boucler l'aventure de notre agent secret.

Chaque mission apporte son lot de nouvelles situations, de nouveaux décors et de nouvelles idées.

Le rythme reste soutenu du début jusqu'au générique de fin.

Un point particulièrement appréciable pour une aventure aussi narrative.

 

Une petite déception pour les joueurs français


S'il fallait retenir un véritable regret, ce serait l'absence de doublage français.
La version originale sous-titrée est excellente. Les performances des acteurs sont convaincantes et Patrick Gibson livre une prestation particulièrement réussie.
Mais pour un jeu aussi cinématographique, la présence d'une version française aurait constitué un véritable plus.
Ce n'est pas un défaut majeur, mais c'est probablement la seule ombre au tableau d'une production autrement très maîtrisée.

 


Bond pilotera diverses véhicules