Avec Nioh 3, Team Ninja se voit récompensé pour son audace et livre, à notre sens, le meilleur épisode de la trilogie en réinventant intelligemment sa licence. Le gameplay se montre plus abouti que jamais, avec deux styles de combat très plaisants à jouer et des possibilités de personnalisation particulièrement vastes. La structure, plus ouverte, est bien amenée et riche en activités. Les codes du hack’n slash sont intégrés avec pertinence. Si le scénario se révèle assez anecdotique, c’est surtout la sensation de répétitivité qui s’installe après 10 à 15 heures de jeu que nous regrettons, principalement due à un bestiaire et des activités qui se ressemblent un peu trop d’une zone à l’autre. Nous restons malgré tout très convaincus par ce troisième opus, tant ses qualités sont nombreuses et parviennent à faire oublier ses défauts.
Les plus
Les moins
Nioh 3 est sorti le 6 février 2026, près de six ans après Nioh 2. Le jeu est toujours développé par Team Ninja, qui signe ici le troisième opus de sa saga. La structure souls-like est toujours bien présente, mais cette fois, le studio cherche à faire évoluer sa formule. L’action est plus intense que jamais et les zones se veulent nettement plus ouvertes. Ce changement d’orientation est-il bienvenu et bénéfique pour la licence ? La rédaction vous donne son avis.
Succession interrompue
Le jeu vous plonge dans la peau de Tokugawa Takechiyo, un personnage que vous pouvez façonner grâce à un éditeur de création riche et détaillé, au début du XVIIe siècle. Petit-fils ou petite-fille de Tokugawa Ieyasu, le shogun actuellement au pouvoir, vous êtes choisi(e) pour lui succéder. Mais le destin en décide autrement : une trahison inattendue bouleverse l’ordre établi et provoque une invasion de y?kai sur le territoire. Commence alors un voyage qui vous fera parcourir aussi bien l’espace que le temps, au cœur d’un Japon en proie aux conflits et aux démons.
Des alliés viendront vous prêter main forte dans votre lutte
Le meilleur gameplay de la saga
Le gameplay de Nioh 3 est centré sur deux styles de combat : Samouraï et Ninja, tous deux nécessitant une gestion rigoureuse de votre barre d’endurance (Ki). Le style Samouraï repose sur l’utilisation d’armes lourdes. Plusieurs types d’armes sont disponibles et peuvent être maniés selon différentes postures : haute, moyenne ou basse. Ces dernières influencent la vitesse, la force et les techniques accessibles, offrant des combats particulièrement techniques.
Le style Ninja, de son côté, met en avant des armes plus rapides. Il donne également accès à diverses techniques de ninjutsu utilisables à distance : shuriken, bombes, etc. Une approche différente, plus mobile, mais tout aussi intéressante, qui dénote vraiment avec les précédents opus. Ces deux styles sont très complémentaires. Il est possible de les alterner librement au cours d’un même combat, permettant d’adapter sa stratégie à chaque situation. Un choix pertinent qui renforce la richesse des affrontements.
Autre excellente idée pour dynamiser les combats : l’utilisation du bouton R1 après chaque enchaînement. En appuyant dessus avec le bon timing, le joueur peut bénéficier d’un bonus selon le style utilisé. En mode Samouraï, cette action permet de récupérer une partie du Ki. En mode Ninja, elle déclenche un dash supplémentaire. Un mécanisme simple, mais redoutablement efficace, qui rend les affrontements encore plus nerveux.
Le gameplay de Nioh 3 s’impose donc comme l’un des plus grands points forts du titre, et à notre avis comme le meilleur système de combat de la saga. Très nerveux et résolument orienté action, il parvient à mêler avec brio les styles Samouraï et Ninja, offrant des combats aussi intenses que variés. Cette base déjà solide est encore renforcée par une personnalisation extrêmement riche, que ce soit à travers les compétences, les équipements ou les différentes techniques disponibles. Une profondeur impressionnante qui mérite largement sa section dédiée.
Les combats contre les boss sont très réussis
Une personnalisation ultra complète
La progression passe par la collecte d’Amrita, obtenue en vainquant les ennemis. Cette ressource se dépense dans les sanctuaires pour gagner des niveaux. Structure souls-like oblige : en cas de mort, l’Amrita non dépensée reste à l’endroit de votre chute. Il faut alors retourner la récupérer. Si vous mourez de nouveau avant d’y parvenir, elle est définitivement perdue. Chaque montée de niveau accorde un point à attribuer dans la caractéristique de votre choix. À vous de décider vers quel type de combattant vous souhaitez vous orienter.
Côté équipement, le jeu propose deux ensembles distincts à faire évoluer en parallèle : un dédié au mode Ninja, l’autre au mode Samouraï. Les deux progressent rapidement. Les ennemis sont nombreux et les récompenses tombent en abondance à la manière d’un hack’n slash. Vous disposez également d’élixirs pour vous soigner, ainsi que de nombreux consommables destinés à renforcer temporairement certaines capacités de votre héros. Quatre emplacements de raccourcis sont accessibles afin d’y assigner les objets de votre choix, pour une utilisation rapide en combat.
Les styles Ninja et Samouraï peuvent également être approfondis grâce à des points de compétence obtenus en éliminant certains ennemis ou en accomplissant diverses activités. Ces points se répartissent dans de nombreuses sous-catégories : amélioration d’une arme spécifique, renforcement de techniques propres à un style, etc. Ce système vous permet de cibler précisément les aspects que vous souhaitez perfectionner et d’adapter votre progression à votre manière de jouer. La personnalisation se révèle donc particulièrement riche et contribue à renforcer un gameplay déjà solide, offrant une réelle liberté dans le développement de votre personnage et dans votre approche des combats.
Plusieurs personnes auront besoin de votre aide
Un passage à l’open world réussi
Comme évoqué précédemment, ce troisième opus adopte une structure en monde ouvert, rompant avec l’approche beaucoup plus linéaire des précédents épisodes. Le jeu est divisé en grandes régions, elles-mêmes segmentées en de nombreuses zones regorgeant d’activités secondaires.
Chaque zone dispose d’un niveau d’exploration, allant de 1 à 4. Plus vous progressez et accomplissez d’activités, plus ce niveau augmente. Cela se traduit concrètement par une amélioration de la carte associée : au niveau 2, la carte complète de la zone se dévoile ; au niveau 3, l’ensemble des points d’intérêt restants apparaît. En parallèle, faire progresser ce niveau octroie également divers bonus à votre personnage.
Cette nouvelle formule fonctionne particulièrement bien durant les premières heures de jeu et se révèle rapidement addictive : l’envie de compléter chaque zone s’impose presque naturellement. Malheureusement, un certain sentiment de répétitivité finit par s’installer. Les activités proposées se montrent trop similaires d’une zone à l’autre et le scénario se révèle au final assez anecdotique.
Toutes les activités ne demanderont pas de se battre
L’épisode le plus accessible de la trilogie
Comme sa structure de souls-like le laisse entendre, le titre est exigeant. Il reste toutefois bien plus abordable que nombre d’autres représentants du genre. La progression est rapide. Les compétences abondent, l’équipement se renouvelle souvent et les différentes zones s’enchaînent à un rythme soutenu. Notre héros gagne ainsi rapidement en puissance et les morts ne sont pas si fréquentes.
Les boss haussent cependant nettement le ton. Leur difficulté tranche avec le reste de l’aventure et offre un véritable pic de challenge, idéal pour les amateurs de combats exigeants. À l’inverse, les joueurs moins aguerris peuvent compter sur une aide bienvenue. La majorité des affrontements majeurs sont précédés d’un bonus permettant d’invoquer un allié contrôlé par l’IA si vous en ressentez le besoin. Nioh 3 est de loin l’opus le plus accessible de la trilogie. Un mode coopération est également disponible et permet de découvrir la quasi intégralité du titre à deux ou trois joueurs.
La direction artistique est très inspirée
Techniquement en dents de scie
Sur le plan technique, Nioh 3 ne rivalise pas avec les standards graphiques actuels. Les textures manquent souvent de finesse. Le titre se rattrape heureusement grâce à une direction artistique très solide. Le chara design des ennemis comme des boss se montre inspiré, et chaque créature impose une identité forte. Les décors sont eux aussi dans l’ensemble inspirés. Quelques soucis de performance viennent néanmoins ternir l’ensemble avec une apparition un peu tardive pour certaines textures.
De beaux panoramas malgré tout