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Test Doom The Dark Ages

Publié le Mardi 03 Juin 2025 à 21:13 par Pilou

En conclusion :

Doom : The Dark Ages est la pépite du genre à faire et à refaire. Le jeu est exigeant mais il est tellement gratifiant. Son rythme à mille à l’heure, ses armes et les mécaniques de gameplay sont autant d’exemples faisant du jeu un must have. Il fait honneur à la saga !

Les plus

Le prequel de notre Doom Slayer
Un gameplay nerveux
L’ajout du dragon et du mécha
Le contre et le bouclier en général
un arsenal digne de Doom
Une réalisation solide
Une rejouabilité accrue
Le ressenti de la puissance de notre avatar
Doom simplement

Les moins

Une OST en retrait
Quelques bugs de collisions
Rien d’autres, le titre est génial




Depuis 2016, ce pilier du FPS, le remake de Doom, qui au passage à lancer le genre en 1993, a su remettre au goût du jour ce monument vidéoludique. Deux épisodes plus tard ( Doom 2016 et Doom Eternal), Bethesda et Id Software nous proposent Doom : The Dark Ages, le troisième titre de ce rebirth. Attendu au tournant, que vaut cette itération, PSMag vous donne son avis.

 

Un peu d’histoire


Doom : The Dark Ages prend place bien avant les faits de Doom de 2016 et de sa suite, Doom Eternal. Cette histoire originelle nous raconte les débuts de notre Doom Slayer. Ce prequel marque toujours une guerre entre les Forces du bien et les Enfers. La mayonnaise prend plutôt pas mal dans cet opus. J’ai pris plaisir à suivre l’histoire où notre héros contrôlé par les Maykr tente d’empêcher le prince Ahzrak et ses troupes de l’Enfer de s’approprier une relique extrêmement puissante, le Cœur d’Argent. Rien que le lore, les lieux rencontrés de ce monde Dark Fantasy aux douces notes médiévales cochent une partie des cases pour un hit. Les cut scenes entre deux chapitres se regardent avec grand plaisir. Bravo !
On espère tout de même qu’un DLC comblera certaines lacunes du scénario mais on chipote.


Voici le prince Ahzrak

Une rejouabilité accrue et un jeu plutôt joli


Le jeu propose 22 chapitres variés et dispose d’une rejouabilité importante. Premièrement, l’action est à 100 à l’heure et plusieurs runs permettent d’apprécier et de dénicher tous les recoins et secrets du niveau. On garde l’essence de la franchise et le pourcentage de complétion de fin de niveau nous invite à parfaire ce petit bijou vidéoludique. Outre les zones secrètes, le jeu propose de récupérer des collectibles comme des figurines, des morceaux de codex accentuant encore plus la découverte du lore de Doom. La rejouabilité est également importante grâce aux six niveaux de difficultés proposés (du Slayer en herbe à l'Ultra cauchemar, bon courage !). Cerise sur le gâteau, on peut personnaliser le niveau de difficulté en limitant les potions et armures tout comme l’agressivité des suppôts de Satan. C’est assez excellent pour le souligner.
Niveau réalisation, l’id tech 8 du studio propose une expérience visuelle magnifique. Entre le bestiaire et le rendu des différents biomes de cet univers Dark Fantasy, on en redemande. La bande son est un peu en retrait et reste trop timide (Mick Gordon ne produit plus l’OST pour cet épisode). La version française est quant à elle excellente.


Bienvenue en Enfer

Un bouclier pour les gouverner tous


Le gameplay de Doom : The Dark Ages a ce côté grisant et addictif où on sent toute la puissance de notre personnage. Je m’explique. Les petits monstres seuls, par exemple, ont tendance à reculer à votre arrivée, lorsque notre Demon Slayer tombe d’une certaine hauteur, il n’encaisse aucun dégât mais il détruit la zone d'atterrissage. Là où Doom Eternal prônait l’esquive, Doom : The Dark Ages va plus au contact et joue sur les contres et parades. Le bouclier joue l’une des pierres angulaires de gameplay. Il est un peu comme la hache de Kratos. Défensivement, la parade réduit les dégâts mais permet également de renvoyer certaines attaques des plus gros ennemis. Matérialisé par la couleur verte, ses attaques peuvent être renvoyées à son expéditeur l’étourdissement ou mettant à mal son armure.
Le bouclier sert également à l’ouverture d'interrupteurs, à la réalisation de super sauts lors des phases d’exploration/puzzles.
Enfin, offensivement, le bouclier permet à notre guerrier de charger les ennemis avec un super saut se terminant par un coup de bouclier dévastateur.
Il est doté d’une lame tournante telle une tronçonneuse. Notre énervé de service peut ainsi envoyer son bouclier sur ses ennemis, découpant la chair ou immobilisant les plus gros monstres. Il faut bien évidemment gérer les phases sans bouclier où vie et armure peuvent fondre comme neige au soleil.


Il a pas une tête de porte bonheur non ?

Un arsenal copieux


Ce côté plus corps à corps et le concept de pierre / feuille / ciseau apportent un gameplay ultra fluide. Pour cela, notre Slayer dispose en plus de son bouclier, au choix d’un gantelet, d’un fléau ou d’un Sépulcrale qui se débloquent au fil des chapitres. Disposant de charges, ses armes de corps à corps permettent de tuer les ennemis octroyant vie, armure et munitions. Car oui, ces trois ressources peuvent devenir ultra rares si on ne gère pas au mieux les combats. Chaque ennemi dispose de patterns et de points faibles. Un exemple, certains monstres disposent de boucliers, il faut chauffer le métal de cette protection en tirant dessus avant de lancer son propre bouclier qui les fait exploser. Même chose pour les armures des plus gros monstres.
On peut vite être à court de balles, de points de vie et d’armure si on appréhende mal une aire de combat. La maniabilité à la manette a été étudiée pour réaliser toutes ses actions intuitivement.
Pour terminer sur l’arsenal, dans Doom : The Dark Ages, on débloque progressivement toutes les armes du râtelier de notre Demon Slayer. Le fusil à pompe est bien évidemment de la partie, tout comme des armes énergétiques, une lance pieuse, un concasseur ou encore une arme lançant un boulet retenu par une chaîne, le tir en chaîne, le must étant le retour du célèbre BFG, roquette ou mode lance-grenade, à vous de choisir.
Chaque arme est plus ou moins efficace sur les types d’ennemis et dispose de deux versions switchable par une simple pression du bouton carré.


Notre Doom Slayer a la classe

 

Une progression réussie et variée


Notre héros gagne en puissance à chaque niveau. Il peut ainsi augmenter les trois ressources citées (vie, armure et munitions) en terrassant des boss spéciaux et en récupérant leur cœur démoniaque. Ces boss sont invincibles au début du combat et il faut leur saper le moral en tuant leur armée pour désactiver son bouclier.
D’autres boss plus conventionnels jalonnent également les chapitres.
Outre les phases de Fast FPS, Doom : The Dark Ages propose des niveaux à dos de dragon. Notre volatile dispose d’une tourelle, d’un mode boost pour suivre des vaisseaux. Notre créature peut ainsi verrouiller des tourelles ou nefs démoniaques et tout comme les phases à pied, il faut éviter au bon moment les attaques vertes pour réaliser des tirs chargés beaucoup plus puissants.
Le jeu propose également des phases dans un mécha, tel le Jaeger de Pacific Rim face aux Kaiju, notre héros file une rouste aux démons géants tout en détruisant l’architecture environnante. Sans gâcher la surprise, notre mécha rue de coups les ennemis XXL, esquive leurs attaques afin d’obtenir une attaque chargée dévastatrice.
Ces deux nouvelles phases apportent de la variété au gameplay déjà excellent à pied.
Pour terminer dans la progression, comme nous le disions plus haut, les chapitres regorgent de secrets et l’exploration récompense le joueur. Or, pierres d’esprit et rubis sont à dénicher dans les tréfonds du jeu. Ces denrées permettent aux hôtels d’améliorer son arsenal ajoutant des effets aux armes. Le bouclier dispose également de runes aux effets se déclenchant au contre : une tourelle automatique s’activant ou l’électrocution d’un pack d’ennemis par exemple.


Les phases de Dragon ajoutent du sang frais à la franchise