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Test Dave The Diver

Publié le Jeudi 02 Juillet 2026 à 14:56 par Fourcherman

En conclusion :

In the Jungle est, sans conteste, le DLC le plus abouti et le plus généreux jamais proposé pour Dave the Diver. Loin de se contenter d'ajouter une nouvelle zone à explorer, Mintrocket a pris le risque de bousculer sa propre formule avec une vue inédite, un système relationnel approfondi et une montagne de nouvelles mécaniques, sans jamais perdre l'esprit foutraque et attachant qui a fait le succès du jeu original. Quelques maladresses d'écriture viennent légèrement ternir le tableau, mais elles ne suffisent pas à freiner l'enthousiasme devant une extension aussi dense que réussie. Pour ce prix (environ 10€) et ce volume de contenu, In the Jungle s'impose comme un passage quasi obligé pour tous les fans du jeu de base.

Les plus

Plus de 10 heures de contenus
Plein de nouveautés
Cette nouvelle zone plus ouverte
Des nouveaux minijeux
Toujours autant d'humour
Système de relation avec les villageois
Le bancho grill et sa cuisine inspirée de l'Asie du Sud-Est

Les moins

Des combats sur terre en tour par tour assez pénibles (je ne parle pas des combats d'insectes)
Prérequis : avoir fini le jeu de base




Dave the Diver n'en finit plus de faire des vagues. Sorti en 2022 sur PC par le studio sud-coréen Mintrocket, filiale de Nexon, ce mélange improbable de pêche, d'exploration et de gestion de restaurant a conquis la critique comme le public, au point de devenir l'un des indés les plus récompensés de ces dernières années. Arrivé sur PS5 en avril 2024 avec un vrai soin apporté à l'intégration de la DualSense, le jeu accueille aujourd'hui sa plus grosse extension à ce jour : In the Jungle.

J'attendais avec impatience ce nouveau contenu pour Dave The Diver qui m'avait conquis dès sa sortie PS5. Notons d'ailleurs que pour déclencher dans le jeu le nouveau pan scénaristique de In The Jungle, il faut avoir terminé le jeu de base. Si c'est le cas, un évènement se déclenchera directement et vous pourrez rejoindre la nouvelle zone dédiée à ce DLC.

 

Le jeu de base et ses premiers DLC


Le titre suit Dave, plongeur maladroit mais attachant, qui explore le Blue Hole, un gouffre sous-marin dont l'écologie et le terrain se renouvellent sans cesse au fil de la progression. Chaque journée se découpe en deux temps forts : le jour, on plonge pour chasser poissons et créatures diverses à l'aide d'un harpon et d'un arsenal d'armes à améliorer, dans un système emprunté aux rogue-lite où l'on doit gérer son oxygène et l'agressivité croissante des fonds marins ; le soir, on prend les commandes du restaurant Bancho Sushi, où il faut servir les clients, recruter et former du personnel, et réinvestir les bénéfices dans l'équipement de plongée.

Autour de cette boucle centrale gravite une quantité impressionnante d'activités annexes : cultiver une rizière et un potager, prendre en photo la faune sous-marine, faire courir des hippocampes, collectionner des cartes, ou encore recruter des employés aux personnalités toutes plus loufoques les unes que les autres.

La mission principale, portée par une écriture pleine d'humour, se complète ainsi d'une multitude de quêtes annexes qui peuvent occuper les joueurs une trentaine d'heures pour boucler l'aventure.

Depuis sa sortie, le jeu a été enrichi par plusieurs extensions, toutes disponibles sur PS5 : un crossover gratuit avec DREDGE fin 2023, apportant un brouillard mystérieux et des créatures aberrantes à pêcher ; le très remarqué Godzilla Content Pack au printemps 2024, qui permet d'affronter le kaiju et Ebirah aux commandes d'un sous-marin ; puis Ichiban's Holiday, un crossover payant avec la série Like a Dragon/Yakuza apportant son lot de minijeux, de karaoké et de nouveaux visages au bar à sushis.


Notre nouveau terrain de jeu

In the Jungle : nouveautés et mécaniques


C'est dans ce contexte qu'arrive In the Jungle, disponible depuis le 18 juin 2026 sur PS5. L'histoire démarre lorsque le Dr Bacon contacte Dave après la découverte d'un dinosaure mort échoué près du lac Utara. Laissant le Blue Hole derrière eux, Dave et son équipage débarquent au village d'Utara pour enquêter, et découvrent au fil des sept chapitres une civilisation engloutie liée à d'anciennes créatures préhistoriques.

Le changement le plus marquant reste le passage du défilement latéral à une exploration en temps réel du village, vue de dessus façon Stardew Valley : Dave peut désormais se déplacer librement dans toutes les directions, et débloque même une trottinette (à obtenir via une quête annexe confiée par le villageois Rimbo) pour parcourir plus rapidement les différentes zones d'Utara.

Sous l'eau, le lac introduit une contrainte inédite : la pollution au sulfure d'hydrogène. Impossible de plonger trop profondément sans un filtre de purification, fourni par la villageoise Mina, qui ajoute une jauge supplémentaire à côté de l'oxygène et s'épuise progressivement à mesure que l'on explore les zones contaminées. Ce filtre peut être amélioré à plusieurs reprises pour repousser la limite de profondeur, débloquant au passage de nouvelles zones comme les ruines englouties de Sunang ou, plus tard, une mer préhistorique nichée sous le lac lui-même. Pour la chasse aux poissons, Dave troque son harpon habituel contre le « Jungle Gun », une arme modulable qui peut se transformer en fusil de précision, fusil à pompe ou pistolet à filet selon les besoins.

Sur la terre ferme, deux nouveaux systèmes de combat font leur apparition. Le premier concerne les affrontements contre les boss et créatures de la forêt, gérés au tour par tour, seule ombre au tableau selon moi, car un peu longue et moins percutante que les combats sous-marins. Le second est plus original : la capture d'insectes via l'application Insectagram, qui recense plus d'une trentaine d'espèces (papillons, phasmes, cigales, lucioles) attrapées au filet, et surtout les combats de coléoptères, un système façon pierre-papier-ciseaux où deux insectes s'affrontent sur dix rounds en misant chaque tour sur l'une des trois options, avec dégâts calculés selon leurs statistiques d'attaque respectives. Ces coléoptères récupèrent leurs points de vie en dormant, ou plus rapidement via de la gelée d'insecte achetée auprès du marchand Udo.

Ce qui frappe le plus dans In the Jungle, c'est la générosité presque déraisonnable de son contenu annexe. En plus de la pêche à la canne, enfin introduite dans la série, on trouve une chasse aux oiseaux inspirée du classique Duck Hunt, un élevage de scarabées de combat au tour par tour façon Pokémon, un minijeu musical qui n'est pas sans évoquer Rock Band, une activité d'empilement de blocs, et même une application mobile in-game qui récompense les pas et les distances nagées par le joueur. On y ajoute une demi-douzaine d'affrontements de boss, une séquence de poursuite en véhicule, et des rebondissements scénaristiques qui n'hésitent pas à surprendre. Le rythme est soutenu : chaque nouvelle journée apporte son lot de surprises, au point qu'on ne sait jamais vraiment ce qui nous attend au réveil.


De nombreuses plongées vous attendent

La cabane de Dave et les visages d'Utara


Dès l'arrivée à Utara, Dave n'est plus un simple visiteur de passage : il obtient sa propre cabane, présentée par le villageois Panutah, juste en face du ponton qui mène au lac. Cette cabane est entièrement personnalisable au fil de la progression : on peut y fabriquer et y installer des meubles à partir du bois récolté dans la jungle, ce qui donne à cet espace une vraie valeur affective, bien plus poussée que le simple lieu de sommeil du jeu de base. Pour ces aménagements, il faut composer avec deux artisans essentiels du village : Peneb, le charpentier, qui a besoin de pierre pour fabriquer mobilier et installations comme le fameux Modest Grill du Bancho Grill, et Perak, le forgeron, qui réclame du bambou pour faire fonctionner sa forge et qui se charge d'améliorer la pioche, la machette ou les autres outils de Dave. Les deux artisans sont d'ailleurs liés par une petite chaîne de fabrication caractéristique de la logique du DLC : sans bambou, pas de forge ; sans forge, pas de pioche ; sans pioche, pas de pierre à ramener à Peneb.

Autour de ces deux figures gravite toute une galerie de personnages qui donnent vie à Utara. Le chef du village, autorité locale un brin bourrue, se montre d'abord sceptique face à l'arrivée de Bancho et le met même au défi de cuisiner un plat capable de le convaincre. On croise aussi Muna, l'archéologue qui fournit à Dave le filtre de purification et le guide dans ses recherches sur la civilisation engloutie de Sunang ; Sato, passionné par le jeu de cartes Marinca, qui met Dave sur la piste de plusieurs créatures rares du lac ; Rimbo, dont la quête annexe permet de débloquer la fameuse trottinette ; ou encore Udo, le photographe qui introduit l'application Insectagram et la chasse aux insectes. Cette richesse de personnages, chacun porteur de sa propre petite intrigue, participe grandement à donner à Utara une identité propre, bien différente du Blue Hole.

Le système de relations avec les villageois structure une bonne partie de la progression. Il faut gagner leur confiance à coups de petites quêtes, de cadeaux et de bons petits plats avant de les voir, un soir, pousser la porte du Bancho Grill. Ce nouvel établissement, pensé pour l'extérieur, reprend les bases du service en salle du jeu original tout en y ajoutant la gestion d'un espace en plein air, tables et grill compris, où l'on cuisine des recettes inspirées des cuisines d'Asie du Sud-Est. Les développeurs ont d'ailleurs multiplié les recherches sur le terrain pour ce volet culinaire, et cela se ressent dans la diversité des ingrédients et des plats proposés.


Avec de belles rencontres !

Et sur PS5 alors


Sur PS5, cette extension confirme que la manette de Sony est clairement le meilleur outil pour profiter du jeu. La pêche à la canne, nouveauté phare du DLC, tire particulièrement bien parti des gâchettes adaptatives : on sent une vraie résistance progressive quand le poisson mord et se débat, ce qui rend cette activité bien plus tactile que sur les autres supports.

Les combats contre les nouveaux boss profitent eux aussi des vibrations haptiques pour distinguer les différents types d'impacts et d'armes. Pour les joueurs sensibles à ces retours, toutes ces options (vibrations, gâchettes adaptatives, contrôles tactiles, contrôles gyroscopiques) restent désactivables individuellement, un vrai plus en matière d'accessibilité.

Côté performance, le portage reste fidèle à ce qu'on connaissait déjà du jeu de base sur PS5 : chargements quasi instantanés, aucun ralentissement constaté malgré la densité d'activités simultanées propre au nouveau village, et une fluidité irréprochable aussi bien en exploration sous-marine que dans les nouvelles séquences en vue isométrique.


Dans la jungle, le danger est bien présent aussi