Nights of Azure 2: Bride of the New Moon

 

Après la victoire d'Arnice sur le Nightlord, tout le monde était persuadé que tout était fini, qu'il n'y aurait plus de démons dans le monde, et encore moins de victimes innocentes... Sauf que la Night Queen ne l'entend pas de cette oreille et décide de prendre sa suite, réclamant à nouveau un sacrifice. Et, encore une fois, la Curia décide d'envoyer une prêtresse remplir ce rôle, en confiant à sa grande amie le soin de l'escorter jusqu'à sa mort. Sauf que, évidemment, elle non plus n'entend pas la chose de cette oreille.

Tel est le point de départ de Nights of Azure 2, où vous inacrnez à nouveau Arnice et... Ah non, désolé, c'est tellement un remake que je me trompe. On reprend : Aluche (oui, oui...) doit donc escorter sa chère amie Liliana et décide de combattre la Night Queen. Le combat sera long et difficile, et le gameplay n'aidera pas... Vous voulez des explications ? Ok.

Suite ou remake ?

Aluche Plissken ?

Le synopsis, comme dit plus haut, fait immédiatement surgir un mot en rouge bien clignotant dans les esprits de ceux qui ont joué au 1er épisode : REMAKE ! Même idée de base (sauf que le Nightlord est mort et est remplacé par la Night Queen), même moteur graphique (toujours aussi faiblard pour le support et qui fait se demander où est passé le talent du studio quand on repense au visuel des Atelier....), même système de combat, on est en terrain connu, à savoir : un Action-RPG à tendance Dynasty Warriors un peu mou du genou.

Car, oui, c'est mou et lent. Les coups s'enchaînent à une vitesse qui ferait passer Kratos pour Sonic et les impacts sont juste inexistants, de même que le côté épique de la BO, qui n'arrive pas à en rajouter. Ne parlons même pas des attaques Burst qui, pour certaines, sont à la limite du soporifique.
Bref, le constat technique est rapide : c'est moche (pour de la PS4, du moins, c'est assez acceptable, si on oublie ce que la console est vraiment capable d'afficher...), c'est lent, c'est mou, la BO a quelques thèmes sympathiques mais manque bien de punch et d'épique dans l'ensemble... Encore une fois, on a de quoi se demander si c'est bien le même studio derrière la série Nights of Azure et celle des Atelier...

Le sang, c'est bio, il paraît

Become a vampire ! Vampire, démon, c'est pareil, non ?

Petite différence avec Arnice, Aluche n'est pas un demi-démon à l'origine, mais une simple humaine, qui se fait lamentablement tuer par la Night Queen en tentant de protéger Liliana. Pour la sauver, le docteur Camilla, de la Curia, décide d'en faire un demi-démon via un procédé de sa création et, entre autres étapes, lui injecte du sang de demi-démon pour ça. Et pas n'importe lequel (là, n'importe qui aura déjà compris une partie du scénario, normalement).
Et bien sûr, tout comme Arnice, il lui faut désormais boire du sang pour rester en vie et, surtout, s'améliorer. Comme dirait Grüdü : "Mi-femme, mi-démon, et re-mi-vampire derrière", oui.

Alors, concrètement, ça veut dire quoi, tout ça ? Hé bien, à l'image du 1er jeu, vos sorties seront limitées dans le temps et, pour sortir plus longtemps, il vous faudra faire évoluer Aluche. Chaque passage de niveau vous rajoute du temps, tout comme une poignée de compétences à débloquer.

 

Vous allez donc partir en chasse, remplir quelques quêtes, et rentrer avant la fin du chrono (si vous tentez de défier le couvre-feu, vous êtes mort et une nuit éternelle s'abat sur le monde... Y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes, oui). Une fois de retour à l'hôtel, on vous donnera l'XP, l'argent, et les objets accumulés, vous n'aurez plus qu'à vous en servir. La salle de maintenance vous servira à utiliser le sang pour faire évoluer Aluche, voir ses stats grimper, et débloquer des compétences (pas moins de 3 arbres disponaibles, de 4 niveaux chacun, chaque arbre demandant de plus en plus de points par compétence). De même, vos points de Servan serviront à les faire évoluer façon Pokemon, jusqu'à les réincarner plusieurs fois une fois le maximum atteint, histoire d'atteindre l'évolution ultime. Le jeu étant radin avec ces points (seules les quêtes secondaires vous en donnent, là où massacrer des monstres à la chaîne suffit pour Aluche...), bonne chance pour atteindre le max sans farming intensif (et limité, chaque sortie devant s'accompager d'une nuit de repos et d'un jour qui passe...) et New Game +.

L'amour brille sous les étoiles

La nuit porte conseil

Oui, parce que non seulement, vos sorties sont limitées, mais en plus, à chaque jour qui passe, la Lune s'obscurcit un peu plus, ce qui vous impose de bien préparer vos sorties pour remplier autant de quêtes que possible en une seule fois. Cela dit, les seules que vous pouvez vraiment rater avec un passage de chapitre sont les quêtes de chasse (accompagnées d'une horloge indiquant qu'elle ne sont que pour le chapitre en cours). Les autres, celles qui concernent vos compagnes d'aventures, sont permanentes et donc faisables à tout moment.

Les compagnes, tiens, parlons-en... On peut résumer ce jeu en un mot, comme le 1er : FANSERVICE !!! Déjà que le jeu est régulièrement écrit avec les pieds (là où le 1er arrivait à nous tenir un minimum en haleine de ce côté) et que son level design est bateau et prévisible (oh, une grande place vide qui approche ! Je me demande bien ce qui va me tomber dessus !), les personnages secondaires sont mièvres, prévisibles, au buste imposant et qui aime bouger tout seul (je vous fais pas de dessin, vous avez compris.... Ah, le Japon...), habillés n'importe comment (enfin, de façon à en montrer le plus possible pour pas grand chose, surtout... Seules Veruschka et Eleanor ont une tenue vraiment fonctionnelle, c'est dire), et, bien évidemment, elles sont toutes plus ou moins amoureuses de l'héroïne qui comprend rien et multiplie les situations "légèrement" ambigues pour (vainement) tenter de titiller le joueur... Bien sûr, leurs quêtes n'ont pour seul but que de les développer, et leur relation avec Aluche avec... Oui, ce jeu est encore une fois un harem yuri parfaitement assumé par le studio, qui ne réussit qu'à nous faire enchaîner les facepalms devant tant de ridicule et de beauferie (à un moment, il faut le dire, hein).

Et pourtant.... Par un incroyable paradoxe que je n'arrive pas à m'expliquer, ce qui ressemble encore une fois à un naufrage quasi-intégral réussit presque à provoquer une sote d'attachement et d'intérêt. Comme si l'incompétence ne demandait qu'à être aimée. Bon, rassurez-vous, c'est bien un jeu plus que dispensable, hein. Mais bizarrement, comme le 1er, sans doute par ce petit côté nanar ou cette envie (malsaine ?) de voir jusqu'où un développeur peut creuser dans le n'importe quoi intégral, si on se lance, ça réussit à assez nous happer pour nous y faire revenir le temps de finir.
Par contre, un New Game +, faut pas exagérer, quand même, peu en auront le courage. Dommage que, devant de telles idées et un tel univers, on n'arrive à obtenir qu'un jeu fanservice aussi mal écrit et aussi facile (celui qui meurt une seule fois là-dedans ne regarde pas son écran, c'est la seule possibilité).

Trailer de lancement