Wolfenstein II: The New Colossus

 

Notre déchiqueteur de nazis préféré, B.J. Blazkowicz, revient dans ce nouvel épisode de Wolfenstein. Licence fièrement remise au goût du jour en 2014 par Machine Games et Bethesda. Nos amis suédois se payent le culot de continuer le genre FPS narratif alors que la plupart ont quitté le navire depuis longtemps délaissant le mode solo. On l’avait vu avec Wolfenstein : The New Order et The Old Blood, les développeurs avaient fait un excellent travail, aussi bien technique que scénaristique, The New Colossus est la suite directe The New Order … Prêts à dégommer du nazillons ?

Une scène qui va donner le ton ...

Un Blazco pas en grande forme

Clairement avoir joué à The New Order est un plus indéniable pour se lancer dans cette nouvelle aventure qui prend place directement après les événements de ce dernier. Blazko avait mené à bien son équipe en éliminant le Boucher mais s’en était pas sorti indemne après le bombardement de la base ennemie, la fin à la fois touchante nous laisser penser que notre Blazco n’allait plus pouvoir sauver le monde des cruels nazis. Mais évidemment il n’en est rien, on découvre que notre héros a été sauvé par ses amis, on le découvre cependant dans un piteux état, sortant du coma à bord du plus grand sous-marin nazi volé dans The New Order. Evidemment votre convalescence sera de courte durée, le sous-marin est attaqué par nos ennemis de toujours, Blazco démarre son aventure en chaise roulante, handicap ou non, le voilà toujours prêt à canarder les fidèles d’Hitler. On retrouve directement le style Machine Games et ça fait plaisir ! Le joueur ne tardera pas à rencontrer « la méchante » du jeu, Frau Engel, qui n’oublie pas votre rencontre passée. S’enchaine une scène qui justifie le PEGI 18 à elle seule dont je ne peux en dire plus hormis qu’on découvre la fille de Frau Engel, avec un style bien différent et martyrisée par sa mère.

De là s'enchaîne le scénario de The New Colossus, dans une Amérique des années 60 totalement mis à terre par le courroux nazis et ses technologies, qui finalement se veut plutôt bien construit, on en apprend plus sur Blazco, son enfance… Vous allez voyager à New York, la Nouvelle Orléans, au Nevada avec toujours pour point central le sous-marin qui vous sert de base avec tout un tas de choses à y faire, des personnages à rencontrer. On prendra aussi plaisir à découvrir la petite borne d’arcade au bar histoire de se lancer une petite partie de Wolfenstein 3D. Une bonne idée de développement,  qu’on avait déjà pu voir dans Uncharted 4 avec la possibilité de se faire un Crash Bandicoot. Votre base vous servira aussi de camp d'entraînement avec parcours du combattant, stand de tir et bien d’autres choses. The New Colossus réserve son lot de surprise toujours avec un humour "badass" et des personnages secondaires tous plus poétiques les uns que les autres.

A deux mains c'est mieux !

 

 

Blazco brisé mais toujours aussi efficace

Evidemment vous n’allez pas parcourir le jeu en fauteuil roulant, Blazco retrouvera très vite pleinement ses fonctions, on ne vous dira pas comment pour ne pas spoiler cette scène assez intense. Une fois au top, il retrouve la possibilité de manier 2 armes en même temps, si dans les épisodes précédents il n’était possible que d’utiliser les 2 mêmes armes, dans The New Colossus, Blazco peut en manipuler 2 différentes et franchement c’est génial !

On retrouve un gameplay familier avec quelques évolutions comme les 2 armes différentes mais aussi  des changements côté level-design, la progression est moins linéaire avec des espaces plus grands et propose ses variantes d’approche, utiliser un conduit pour se la jouer infiltration (ok, ce n’est pas trop le genre du jeu mais une élimination à la hache, on vous rappelle que c’est un jeu, reste assez sympa), prendre de la hauteur, contourner. Des approches plus variées mais qui au final se terminent toujours par un empilement de cadavres nazis. Toujours aussi nerveux, intense, le Wolfenstein de Machine Games se donne en spectacle, on explose les têtes, on démembre nos adversaires à coup de pétoires impressionnantes.  A ce propos The New Colossus propose 6 armes, toutes possédant 3 améliorations (kits d’améliorations à récupérer au travers des niveaux parcourus), certains diront que ça parait peu mais franchement on en a bien assez. De même selon vos faits d’armes, des atouts se débloquent histoire de faire varier un peu le gameplay.

Parfois un peu violent ...

Bruce Willis ...

Techniquement, The New Colossus reste dans la continuité de The New Order, avec un moteur graphique qui rend parfaitement hommage à l’univers créé par Machine Games, la direction artistique offre de belle choses avec une multitude de détails. Le fait de voyager dans divers lieux d’Amérique permet une plus grande variété, le gris est remplacé bien souvent par une palette de couleur (je pense par exemple à l’arrivée dans une ville du Nevada).

La bande son  et la VF sont aussi toujours exemplaires avec pour doubler Blasko la voix de Patrick Poivey qui double Bruce Willis en France, les musiques collent parfaitement à l’ambiance à la nervosité des combats.

The New Colossus est en somme un « plus » de toutes les bases solides déjà mises en place dans The New Order et The Old Blood, on peut se laisser dire qu’on a hâte d’en avoir encore plus dans un Wolfenstein III ! On finit par préciser que le jeu se termine en environ une douzaine d’heures selon le niveau de difficulté choisi, des missions secondaires seront disponibles pour allonger la durée de vie et allonger aussi le plaisir !

Trailer de lancement