Assassin's Creed Origins

 

On ne peut pas reprocher à la série Assassin’s Creed de nous faire voyager depuis les dix dernières années avec des épisodes cultes et d’autres moins prenants sur certains aspects. Chaque joueur a son palmarès, pour moi sans conteste Assassin’s Creed 2 et Ezio Auditore m’ont fait adorer la série. J’ajouterai Assassin’s Creed IV Black Flag avec Edward Kenway et toute la piraterie qui en découle et maintenant Assassin’s Creed Origins, tout fraichement sorti sur Playstation 4 et Playstation 4 Pro.

Les débuts de Bayek

Vers un Action-RPG

Le jeu a été revu sur pas mal d’aspects.
Premièrement, la mini carte n’existe plus, elle est remplacée par une boussole en haut de l’écran indiquant le marqueur que l’on a positionné ou la quête en cours ainsi que tous les points d’interrogations poussant le joueur à la découverte et l’exploration du monde riche d’Origins. Il y a de quoi faire et cet aspect montre encore le savoir-faire des équipes d’Ubisoft dans la création d’Open World convaincants.

Bayek dispose d’un niveau (fixé à 40 pour le moment) qui grimpe au fur et à mesure de l’aventure en acquérant de l’XP. Cette dernière s’obtient en découvrant de nouveaux lieux, en réalisant des quêtes, en combattant, en chassant et j’en passe.  Les niveaux sont importants car ils donnent accès à des équipements plus puissants, à une santé et des dégâts accrus, à des points d’aptitudes, et surtout aux quêtes que l’on peut s’attribuer. Il est fortement déconseillé de s’attaquer à des quêtes et ennemis dont le niveau est trop élevé sous peine de Die & Retry. Se faire tuer d’un seul coup est assez énervant et les ennemis trop puissants sont marqués par un crâne rouge. Mieux vaut laisser de côté ses missions et y revenir quelques heures après avoir passé de niveau.

La carte est découpée en provinces et chaque province indique la fourchette des niveaux conseillés pour y accéder mais rien n’empêche d’y aller faire un tour pour prendre la température.

 

Alexandrie est très animée

Le jeu propose également trois niveaux de difficulté (de facile à difficile et modifiable à tout moment) offrant plus ou moins de challenge lors des combats et si l’on préfère se consacrer à la découverte de cette pépite.

Bayek dispose donc de points d’aptitude qu’il peut dépenser via un arbre. Ce dernier est découpé en trois grandes parties avec des compétences propres à trois styles de jeu.

La section « Chasseur » est orientée dans le maniement de l’arc alors que celle du « Guerrier » améliorer le combat au corps à corps. Enfin la partie « Clairvoyant » privilégie la furtivité. Tout dépend de votre style de jeu et les différents embranchements proposés (car les aptitudes débloquées donnent accès à d’autres) permettent d’obtenir rapidement les compétences convoitées.

Bayek peut également looter des armes, arcs, montures et boucliers. Qui dit Action RPG, dit armes et objets avec différents niveaux de rareté : normal, rare et épique. Ces niveaux offrent également des armes avec des effets vraiment sympathiques : résistance au feu, hémorragie, empoisonnement, …

Hormis le bouclier, les autres éléments d’armure ne rentrent pas en compte dans le loot mais peuvent être améliorés via le craft. Bayek récupère des ressources (peaux, bois, minerai, …) qu’il peut utiliser pour améliorer sa cuirasse (augmentation de santé), son gant de maintien (augmentation des dégâts de l’arc), son carquois (nombre de flèches), sa poche à outils (pour le nombre de bombes par exemple), son brassard (augmentation des dégâts au corps à corps) et enfin sa lame secrète.

Le mode photo est vraiment réussi
 

Une maniabilité revue

Les contrôles ont été adaptés à l’Action RPG et sont quelques peu chamboulés. La touche permet de lancer des attaques légères alors que  permet de réaliser des attaques puissantes et de percer les boucliers. Le est employé pour les assassinats à la lame secrète (attention au doigt !).  permet de parer au bouclier alors que permet d’esquiver les attaques. Car certains ennemis disposent de patterns puissants que le bouclier ne peut bloquer. R3 permet de verrouiller un ennemi car les ennemis attaquent à plusieurs Bayek, fini la queue leu leu des autres épisodes.   sert à dégainer et viser à l’arc. Les touches droite et gauche permettent de switcher entre les arcs et les armes (si on a débloqué les compétences offrant deux arcs et/ou deux armes). Bayek dispose également d’une jauge d’adrénaline qui se remplit au fur et à mesure des combats, lorsqu’elle est pleine, il peut déclencher (via + ) une attaque ultime ou entrer en mode fureur. Pour ce dernier, mieux vaut l’éviter lors d’une tempête de sable (expérience personnelle)  car on y voit plus rien. La fureur altère un peu le champ de vision.

Enfin Bayek est l’ami des animaux. Il peut siffler pour appeler sa monture (et attirer les ennemis), très utile tant le monde d’Origins est vaste et prendre le contrôle de Senu, son aigle qui est un atout non négligeable. Senu peut localiser les cibles, marquer les gardes, détecter les proies de chasse, … A utiliser sans modération !

Même si le gameplay reste assez classique, dans le fond le passage de la série de l’Action/Aventure à l’Action RPG apporte du sang neuf à la série.

L'arbre de toutes les compétences à débloquer

Un contenu monstre

L’immensité de la map, les lieux à visiter, les quêtes à débloquer offrent une durée de vie gigantesque au jeu. Comptez plus ou moins 50-60 heures pour tout faire. Entre les tombeaux, les quêtes principales et secondaires, l’exploration, les activités, il y a de quoi faire.

Il y a 58 points de synchronisations dans le jeu mais ils ne déverrouillent plus les quêtes et les objets à collecter. Ils servent juste de déplacement rapide à Bayek et augmentent la perception de Senu.

Les quêtes qu’elles soient principales ou secondaires, sont variées. Il faut par exemple, éradiquer les ennemis d’une zone, voler un bateau, récupérer une cargaison d’un bateau coulé, venger la mort d’un autre joueur, libérer un PNJ, enquêter en rassemblant des indices, faire des courses de chars à l’hippodrome, affronter Anubis (petite nouveauté de la semaine), et j’en passe. On oublie également les collectibles longs et chiants à obtenir qui me freinaient personnellement dans l’obtention du platine de certains jeux. La trame principale et les aventures annexes sont toutes aussi intéressantes à suivre.

Il y a également des quêtes quotidiennes données par Reda, le jeune garçon et son bazar ambulant proposant des marchandises rares.

Le monde ouvert d’ Assassin’s Creed Origins est tout bonnement gigantesque.

On reproche juste au titre les passages dans le présent avec l’employée d’Abstergo, Layla Hassan pas vraiment passionnants qu’on survole pour revenir rapidement aux commandes de Bayek dans l’Animus.

 

Une réalisation au poil, Imotep !

Assassin’s Creed Origins décolle la rétine. Testé sur une Playstation 4 PRO, en 4K et 30 Fps et HDR, depuis peu (patch 1.03), le jeu est tout bonnement magnifique. Le souci du détail est présent à tous les coins de rue. Entre les tombeaux où grouillent des scarabées, parsemés de toile d’araignées et éclairés à la torche, les rivages du Nil, les pyramides de Gizeh, la faune et la flore, les différentes villes, et j’en passe, le monde est vivant, magnifique et varié. Les champs de fleurs où Bayek les frôle tel un Maximus (clin d’œil à Gladiator) ou encore trois chatons qui nous suivent sur quelques mètres en se frottant à nos jambes et même un garde qui vient uriner dans le bosquet où Bayek est caché sont autant de détails qui montrent qu’Origins est un grand jeu.

On notera tout de même certaines textures pas terribles, des bugs de collisions, du pathfinding et quelques ralentissements. J’ai eu le droit également à un bug qui empêchait Bayek de se déplacer. Il a fallu relancer le jeu. Mais ces problèmes sont extrêmement rares.

Pour immortaliser tout ceci, Origins propose un mode photo complet via les touches L3 + R3, seul regret, le jeu prend lui-même la photo (via la touche et non la touche Share) et cette action peut prendre un certain temps.

Trailer de lancement