Ghost Recon Wildlands

 

Après une belle promenade très réussie dans San Francisco avec Watch Dogs 2, Ubisoft nous emmène dans son nouvel open-world. Nous partons cette fois en Bolivie avec Ghost Recon Wildlands qui mise clairement sur le coopératif, la liberté, le fun et le défonçage de Sicarios !
Autant dire que nous sommes loin de la licence Ghost Recon lancée en 2001 (PS2).
Préparez-vous à arpenter un monde ouvert très vaste !

Bienvenues dans les Wildlands

El cartel de Bolivie

Wildlands met en avant une unité d’élite, les Ghosts, seule espoir de la Bolivie dévorée par le cartel de Santa Blanca dirigé par El Sueño, ce dernier pourrait faire passer Pablo Escobar pour un enfant de cœur. Ce grand méchant, ou autant dire : la cible ultime du jeu, gangrène le pays et contrôle à peu près tout ce qui peut l’être, administration, police, politique … Ce dernier produit et écoule sa drogue tranquillement avec l’aide d’une armée et surtout de ses nombreux lieutenants, plus d’une vingtaine, qu’il faudra éliminer pour affaiblir le cartel et atteindre El Sueño. Une formule comparable à Far Cry Primal, mais en bien plus grand, chaque zone capturée et son lieutenant évincé sera renforcée par l’aide de la rébellion. Cette chasse aux lieutenants vous emmènera dans un monde ouvert extrêmement grand et varié, découpé en 21 provinces aux paysages différents (terre, mer, montagne, forêt…).

Les Ghosts en action !

Freedom !

Avant de vous lancer dans l’aventure, vous devez créer votre Ghost, une étape pas forcément utile (pour le mode solo en tout cas) mais qui apporte une touche de personnalisation : couleurs des yeux, coupe de cheveux, tenue … Un bon point pour jouer en ligne à plusieurs.
La grosse particularité de Ghost Recon Wildlands est la liberté d’action, aucune zone n’est interdite dès le début du jeu, vous pouvez tout à fait vous rendre au bout de la map sans avoir conquis les zones de départ, vous pouvez accomplir une mission principale et/ou secondaire dans une province puis aller dans une autre, le joueur est libre (excepté évidemment la rencontre avec El Sueño qui ne pourra se faire une fois les lieutenants mis à mal). L’énorme terrain de jeu nous propose en plus de la trame principale son lot de missions secondaires, de collectibles à ramasser pour gagner toujours plus d’expérience et personnaliser votre Ghost, un arbre de compétences  permettra de booster l’équipement et les aptitudes de notre soldat d’élite.
Qui dit map gigantesque, dit moyens de déplacement, vous pourrez effectuer des déplacements rapides via les avant-postes ou sinon utiliser les dizaines de véhicules disponibles allant de la moto, en passant par la voiture, le camion, le tracteur, l’hélicoptère (l’un des plus pratique), l’avion et les différents bateaux. Une ombre à cette grande variété, la conduite bien trop « souple » qui donne l’impression d’être au volant/guidon d’une vraie savonnette, il faudra un certain temps d’adaptation pour maitriser la conduite.

 

Concernant la progression dans le jeu, que ce soit dans les missions principales ou secondaires, pourtant  variées, la répétitivité se fait vite sentir. Vous et vos 3 acolytes repèrent le terrain à l’aide de jumelles ou du drone très pratique, une fois tous les ennemis marqués, il est temps de passer à l’action.
Une action plutôt orientée furtive puisque les armes sont équipées par défaut de silencieux, le but n’est clairement pas de se ruer à 4 contre des dizaines de soldats lourdement armés. Il ne faudra d’ailleurs pas trop compter sur vos alliés même si vous pouvez leur donner certaines directives, on retient surtout le tir synchronisé fort utile. Par contre on se demande si les adversaires sont aveugles ou si ce sont nos alliés qui sont transparents, pour le coup vous serez très facilement repéré même en pleine nuit à 50 mètres mais les petits copains à 3 mètres devant l’ennemi passeront tranquillement à découvert. L’IA est perfectible d’autant plus que comme souvent les ennemis se ruent vers l’endroit où vous avez été repéré et du coup facilite grandement l’élimination de masse, et une fois caché, les recherches s’arrêtent très vite et la petite vie reprend son cours en Bolivie, mais la vie est courte surtout avec votre fusil à lunette en main équipé d’un silencieux.

Aussi beau de nuit que de jour

Men vs. Wild

Mais Ghost Recon Wildlands est surtout un jeu orienté coop même si tout peut se jouer en solo du début à la fin. En pleine partie vous pouvez convier des amis pour compléter les missions de votre partie, il est important de noter que les Ghosts alliés disparaissent et si vous n’avez qu’un ami en ligne pour vous accompagner il faudra gérer en duo/trio l’action. Chose bien plus complexe qu’à quatre. Peu de personne auront le plaisir de parcourir tout le jeu avec 3 amis mobilisés et c’est pourtant bien dommage car Ubisoft a clairement pensé Wildlands pour la coop. Il est vrai que monter ses petites stratégies d’attaques à plusieurs au micro est super fun, même si ces stratégies sont bien souvent foireuses au premier assaut et promettent de bons moment de rigolade voire de prise de tête « pourquoi tu t’es fait repéré !!! »… Bref si vous avez la possibilité de parcourir la Bolivie à plusieurs « vrais » joueurs, l’aventure n’en sera que meilleure.

La Bolivie et ses Wildlands

La force de Wildlands est son monde ouvert, comme nous avons pu le dire plus haut, il est grand, très très grand et il faudra de nombreuses heures pour explorer cette superbe Bolivie (après avoir fait le jeu vous n’irez sans doute pas prendre un billet d’avion pour partir dans cette zone du monde un peu moins connue des agences de voyages). Ubisoft nous offre de somptueux panoramas, variées et très détaillées quoique parfois un peu vide de PNJ, mais nous ne sommes pas à San Francisco.
Quoiqu’il en soit, les développeurs maîtrisent le sujet, avec des effets qui nous en mettent plein les yeux, une profondeur de champ à couper le souffle, une gestion jour/nuit réaliste et des conditions climatiques réussies. On note tout de même pas mal de clipping mais rien de traumatisant.
La bande son participe à la réussite de l’open-world de Wildlands, langue espagnole et radio locales qui diffuse des chansons ainsi que des messages de propagandes de la Santa Blanca. La version VF est de qualité.

Trailer de lancement