Gravity Rush Remastered

 

Kat est de retour dans une version remasterisée de ce jeu originalement sur PSVita pour nous mettre à nouveau la tête à l’envers.

Gravity Rush est sorti en France en 2012, la même année que la Vita. Il s’agit même d’un des premiers grands titres de la portable. On le sait bien, la Vita n’a jamais reçu le succès escompté et certains très très bons titres (oui, je l’affirme) comme Gravity Rush sont passés presque inaperçus.

Aujourd’hui ce portage sur la PlayStation 4, Kat va peut-être connaître un succès plus large et surtout bien mérité.

Kat, la protagoniste de Gravity Rush

Perdue dans un monde onirique

Le joueur prend le contrôle de Kat, une fille qui se réveille amnésique. Comment elle est arrivée là, son nom, ses origines, les raisons pour lesquelles elle se réveille dans la ville d’Hekseville sont autant de mystères qu’elle essaiera de résoudre tout au long de son périple.

Kat se réveille donc dans Kekseville, une cité dans les nuages dans laquelle se trame de drôles de choses. Et dès le début, un chat va l’accompagner et lui donner une capacité extraordinaire, celle de manipuler la gravité. A partir de là, Kat (nom qui lui est donné par un des premiers PNJ rencontrés à cause du chat qui l’accompagne) ne va plus s’arrêter et protéger la ville de l’invasion de créatures appelées les Névis.

Voilà donc pour l’histoire dans les grandes lignes, des personnages secondaires et d’autres retentissements s’ajoutant tout au long du jeu.

Gravity Rush est donc un jeu à l’ambiance assez particulière. Le pouvoir de Kat et même la ville, les relations avec les personnages, les événements qui prennent place, tout rappelle un rêve. Un long rêve où l’on s’attend à se réveiller, pour comprendre les tenants et les aboutissants, un rêve dans lequel on semble flotter, que l’on traverse sans jamais être réellement remarqué. Les gens dans la ville apparaissent toujours un peu subitement, sont parfois incohérents ou totalement en décalage avec la situation actuelle.

La bande son du jeu et les bruitages sont là aussi pour renforcer ce côté onirique, les personnages n’articulant pas une langue connu, la musique se faisant majoritairement douce, et les sons environnants étant comme étouffés, perçus à travers un voile épais.

Jouez avec la gravité

 

 

Gameplay aérien

La sensation de flotter dans cet univers est bien sûr en grande partie due au pouvoir si particulier de Kat, la manipulation de la gravité. D’une simple pression sur , Kat se met à flotter au dessus du sol. Une fois la destination ciblée, une nouvelle pression et la voilà partie dans les airs, pouvant changer de direction, atterrir sur les murs, en dessous de la cité et se retrouver à marcher la tête en bas comme si de rien n’était. La seule limite ? Une jauge de “mana” qui se décharge au début très vite mais que l’on améliorera en avançant dans le jeu. On pourra d’ailleurs débloquer et améliorer les pouvoirs de Kat pour être encore plus rapide, plus efficace lors des combats, etc…

Le plus dur à prendre en main en fait est la caméra pour comprendre dans quel sens le personnage est, sinon, tout est extrêmement facile, on enchaîne les déplacements, les combos avec une grande facilité, Kat répondant très bien.

La cité Kekseville

La plus value de la version Remaster

Dans le contenu, rien ne différencie la version Vita de la version PS4, à part l’ajout direct des DLC. Sur le plan technique par contre, on sent la différence.

Visuellement, le jeu passe en 1080 et c’est plutôt agréable, même si certaines animations semblent du coup prendre un coup de vieux. Le jeu en lui même respire vraiment sur grand écran, le côté aérien prend toute son ampleur, les profondeurs de champs étant meilleures aussi et rajoutent de la hauteur aux déplacements de Kat.

Les décors prennent aussi en ampleur ayant l’air moins écrasés. Pour un jeu paru en 2016, les graphismes et certaines textures paraîtront un peu vieillottes mais on voit que la base du jeu de 2012 était déjà bien travaillée, surtout pour un jeu sur console portable.

Le rehaussement donc de la résolution est de bon aloi.

Il y a également une différence qui rend le jeu un poil plus agréable que sur la Vita, c’est la possibilité de diriger Kat au joystick lors de ses envols. Sur Vita, les fonctions gyroscopiques de la console servaient à diriger Kat et cela s’avérait parfois frustrant (voir rageant) surtout pour ceux qui ont poussé le jeu jusqu’au platine.

Ici, même si l’on retrouve un peu la fonction via la DualShock, on a plus à se contorsionner et Kat gagne en précision, ce qui permet d’attaquer plus efficacement ennemis et chrono.

Les combats gagnent en clarté et efficacité, mais aussi on remarque aussi un petit défaut du jeu…

En effet, le jeu déjà sur Vita n’était pas un défi insurmontable, mais là, les problèmes évoqués précédemment en moins, un autre apparaît ; le manque de renouvellement dans les combats qui se suivent et se ressemblent énormément et les coups proposés au final peu nombreux malgré l’ajout des pouvoirs gravitationnels. L’I.A. est aussi un peu à la ramasse, les ennemis, les Névis, passant majoritairement leur temps à attendre sur place.

Trailer de lancement